Retour à Caen
Je m'étais rendu à Caen il y a trois mois pour visiter la ville, me voici déjà à y retourner, pour raisons de travail cette fois. Je dois effectuer une courte formation d'une journée, sur mon sujet du moment des nitrosamines, dans une entreprise de la banlieue est, à Hérouville-Saint-Clair. Je ne prends donc guère le temps de revisiter la métropole normande, tout juste si je parcours quelques rues aux alentours de mon hôtel. La rue Froide, la seule ancienne rue qui a survécu aux dégâts de la guerre, offre ses arrière-cours, qui hélas servent aussi de parking à ses habitants, tandis que je m'aventure, seul humain dans un univers minéral, dans l'église Saint-Sauveur voisine, alias Notre-Dame-de-Froide-Rue, dont les vitraux modernes et colorés, dus à Max Ingrand, attirent comme souvent mon attention.
Je rejoins ensuite les remparts, plus riants sous un soleil revenu que dans la grisaille de février, en face desquels j'ai repéré ce qui semble le meilleur bar à bières du cru, Les Déserteurs, pour tester une double IPA locale, avant d'aller rejoindre un restaurant dont on m'a dit du bien, dans le coin à restos du Vaugueux. Le P'tit B, malgré son nom peu engageant, est une belle occase, qui vaut le déplacement, pour un tarif entrée-plat-dessert de 27 €, une bonne affaire compte tenu de l'originalité et de la qualité. Tarte au camembert, pomme et andouille ; longe de porc laqué aux 5 épices ; Paris - Brest aux agrumes : le compte est bon et les papilles ravies. Assis à une table extérieure, je profite de ma solitude d'un soir pour lorgner sur mes voisins de touristes : un couple japonais, ou coréen, qui se surprend à tester des saveurs inconnues, parfois un peu étonné, les agrémentant de vins variés, malgré les tarifs prohibitifs de ceux-ci (de 10 à 15 € le verre, il faut bien se rattraper) ; de l'autre côté, un couple d'Anglais s'extasie sur la qualité des plats, là encore arrosés de crus divers ; tandis que plus loin, deux autres couples britanniques semblent aussi apprécier les plaisirs gastronomiques de notre pays. Estomac rassasié et palais flatté, je retourne à mon hôtel de la Fontaine du jour, un petit établissement familial en plein centre, tenu par une famille nombreuse, dont le père gère le matin le petit déjeuner tout en donnant le biberon à son petit dernier. Voilà qui change des insipides Best Western ou autre Ibis.
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