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Affichage des articles du novembre, 2018

Tel Aviv la ville blanche

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Plus tard, plus à l'ouest, Tel Aviv me fait l’impression de traverser l’Atlantique pour rejoindre les USA (je ne parle pas du Brooklyn juif) : damier de rues, tours et gratte-ciel, bars branchés et épiceries bio, jeunes urbains branchés, avec un front de mer qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Los Angeles. Les vêtements sont de toutes les couleurs, les manches sont courtes et les shorts laissent voir les jambes (d’autant que le mercure va se promener allégrement autour des 25°C), les jeunes ressemblent à n’importe quel Européen ou Américain, en à peine plus basané. Plus étonnant, on y parle beaucoup le français, puisqu’une importante colonie semble y habiter, comme en témoignent les multiples commerces, boucheries, boulangeries, pâtisseries, français, des panneaux bilingues français / hébreu, ou bien un imposant Institut Français. D’ailleurs, les vols Transavia de et vers Tel Aviv ressemblent à un concentré de la diaspora juive française dans un espace clos, avec une...

Jérusalem carrefour des religions

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Semaine en Terre Sainte, partagée entre Jérusalem et Tel Aviv. Je m’attendais à ce que les 2 grandes villes d’Israël soient différentes, je ne pensais pas qu’elles  le soient autant. Entre Jérusalem la religieuse, l’orientale, l’historique, la grandiose, et Tel Aviv, la laïque, l’occidentale, la moderne, la pragmatique, ce sont 50 kms de route et un monde entier qui les séparent. Jérusalem est vraiment un lieu unique, impressionnant, où les 3 grandes religions cohabitent tant bien que mal et s’opposent dès que l’occasion s’en présente. L’histoire, essentiellement religieuse, est à chaque coin de rue, dans cette Babel par lesquelles toutes les nations sont passées un jour ou l’autre, et où chaque pays garde un pied aujourd’hui encore, ici un Institut culturel, là une église financée par des deniers externes, ou tout simplement des gens qui sont venus s’installer au centre du monde monothéiste. Babel encore de nos jours, tellement les lieux drainent des touristes, en fait souv...

Pays d'Auge en novembre

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Retour d’un week-end en Normandie, en pays d’Auge pour être précis : une magnifique grange normande rénovée en gîte rural, en pleine nature, au milieu des pommiers et des prairies, pour un traditionnel week-end automnal entre amis (nous étions six). La météo était annoncée très perturbée, mais nous ne nous en sommes pas mal tirés finalement ; il a surtout plu la nuit, et un peu le matin, et nous avons eu droit à des rayons de soleil pour nous balader l’après-midi, entre bocage normand et bord de mer du côté de Houlgate, avec des couleurs d’automne magnifiées par ce soleil inattendu. Nous avons aussi comme de bien entendu festoyé de produits locaux, tourte au canard, noix de Saint-Jacques ou spaghettis aux coques («  vongole  » puisque c’est un ami d’origine italienne qui était aux fourneaux pour l’occasion), faisant cette fois l’impasse sur le resto traditionnel pour profiter du confort de notre gîte. Avec aussi visite des villes environnantes.  Lisie...

Autour de Compiègne

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Allons explorer les environs de Compiègne, pour une journée bien remplie, avec 3 arrêts : tout d’abord la clairière de l’Armistice à Rethondes,  endroit que je n’avais jamais eu l’occasion de voir. C’était un peu le chantier, 48 heures avant que Macron et Merkel n’y célèbrent l’armistice : nettoyage, élagage, montage de tribunes, cela bourdonnait tout autour ; pas beaucoup de visiteurs dans le bâtiment qui abrite le fameux wagon en bois, mais là aussi de l’animation, une émission de radio FM en direct du musée, ou encore l’interview d’un historien par une journaliste de RTL. Visite très instructive, j’ai ainsi appris comment Hitler s’était servi de l’endroit en 1940 pour mettre en scène la reddition française, et prendre sa revanche sur 1918, avant de transporter le célèbre wagon à Berlin (où il sera détruit – c’est une copie qui a pris sa place) et de raser l’endroit pour effacer toute trace de l’humiliation 22 ans auparavant. Deuxième stop ensuite à Pierrefonds...

Deux jours au Touquet et à Berck

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Nous décidons de nous rendre d eux jours au Touquet (Paris-Plage)  au dernier moment, laissant filer un jeudi pluvieux pour partir vendredi matin, et rejoindre une jolie chambre d’hôtes sise dans le grand bois qui entoure la station balnéaire. Un vendredi après-midi à sillonner la petite ville, envahie par les touristes en ce dernier week-end prolongé de l’année, profitant de rayons de soleil occasionnels malgré un fond de l’air un peu frisquet : un front de mer bien vilain, des barres de béton estampillées années 70 donnant sur des nappes de parking en guise de no man’s land avant la plage ; mais un intérieur plus coquet, des commerces bourgeois pour Parisiens en goguette, et des villas croquignolettes, colombages aux couleurs pastels, noms évocateurs en émaux colorés, ce n’est pas pour rien que Le Touquet s’est affublé du sobriquet de Paris-Plage, avec ses airs de Deauville en un peu plus champêtre. Le lendemain, avant de reprendre la route le soir venu, 15 kms de mar...