Tel Aviv la ville blanche

Plus tard, plus à l'ouest, Tel Aviv me fait l’impression de traverser l’Atlantique pour rejoindre les USA (je ne parle pas du Brooklyn juif) : damier de rues, tours et gratte-ciel, bars branchés et épiceries bio, jeunes urbains branchés, avec un front de mer qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Los Angeles. Les vêtements sont de toutes les couleurs, les manches sont courtes et les shorts laissent voir les jambes (d’autant que le mercure va se promener allégrement autour des 25°C), les jeunes ressemblent à n’importe quel Européen ou Américain, en à peine plus basané. Plus étonnant, on y parle beaucoup le français, puisqu’une importante colonie semble y habiter, comme en témoignent les multiples commerces, boucheries, boulangeries, pâtisseries, français, des panneaux bilingues français / hébreu, ou bien un imposant Institut Français. D’ailleurs, les vols Transavia de et vers Tel Aviv ressemblent à un concentré de la diaspora juive française dans un espace clos, avec une authentique (et presque caricaturale) exubérance, en mode Sentier parisien. Tel Aviv est aussi connue comme la "Ville Blanche". Pas comme certaines voisines arabes blanchies à la chaux, mais parce que le Bauhaus, de manière étonnante, y fut une source d'inspiration dans les années trente, sous l'impulsion d'architectes juifs allemands fuyant le nazisme : on y trouve une concentration incroyable de lignes droites, de tons blanc ou crème, marquant une sobriété encore plus remarquable dans un pays aussi cosmopolite. Le climat maritime a pas mal abîmé nombre de bâtiments, mais les chantiers de restauration un peu partout montrent que la ville fait peau neuve en essayant de préserver cet héritage.



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