Alaro ou la vraie vie
La fin de notre séjour se déroule au pied de la Tramuntana , cette cordillère de l’île qui culmine au Puig Major à 1445 mètres et qui constitue son épine dorsale. Nous logeons à Alaro , d’où il faut serpenter dans la montagne pour aller rejoindre le bord de mer et ses villages les plus renommés. Une petite route tranquille flâne dans la campagne au-dessus d’Alaro , surtout fréquentée par de courageux cyclistes qui suent sang et eau entre raidillons vicieux et lacets à volonté, heureusement pour nous car se croiser avec d’autres véhicules sur ces étroites bandes de bitume peut s’avérer sportif. La route est belle, chênes d’Alep et oliviers, quelques chèvres et moutons qui paissent en paix, un shoot de zénitude avant l’agitation de la côte. L’ambiance change tandis que l’on se rapproche de la mer, et que l’on rejoint Soller , sans doute la ville la plus branchée de cette partie de Majorque . Il y a même un vieux tram qui la relie à son port, transportant les touristes en mal de baignade...