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Affichage des articles du janvier, 2024

Buller à Angoulême

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Après mon ballon d'essai l'an passé, je retourne à Angoulême cette année pour le Festival International de la BD , toujours depuis La Rochelle . Tôt jeudi matin, je gagne la gare pour un trajet de deux heures en TER, avec changement à Saintes . Un peu avant d'arriver à Saintes , nous voilà bloqués dans une petite gare, et le conducteur nous annonce que suite à des problèmes avec les passages à niveau, nous devons attendre avant de repartir. Ce n'est que 45 minutes plus tard que nous redémarrons, ce qui me fait manquer la correspondance pour Angoulême . Nous sommes une vingtaine dans ce cas, sans doute des bédéphiles, et la SNCF nous annonce que nous y serons conduits en taxi. Chouette ! Sauf qu'un peu plus tard, aucun taxi n'est disponible paraît-il, et nous voilà contraints d'attendre le prochain train dans deux heures. Plutôt que de patienter dans la petite gare, je vais me promener un peu dans la ville, où nous avions passé une journée l'an dernier. L...

Quand j'erre dans Surgères

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Un petit saut à La Rochelle , avant de passer par Angoulême et la BD. Parmi les petites villes du département, je ne me suis pas encore rendu à Surgères , bien que notre train pour la mer s'y arrête systématiquement comme dernier stop. Je prends donc un TGV le matin pour en ressortir dès le premier arrêt, à Surgères . Qui est le centre laitier de la région, comme l'indique la marque ' Surgères ' de beurre, et la coopérative Terra Lacta, avec la fameuse AOP  Charentes-Poitou . Même si l'activité laitière n'est plus ce qu'elle était, comme le montre la disparition du principal employeur de la ville, le motoriste Poyaud , spécialisé dans les moteurs agricoles, et dont l'absence se voit dès la sortie de la gare, sous la forme d'un grand espace désaffecté. Mais Surgères a aussi une riche histoire, qui remonte au Moyen-Age, quand un château est bâti aussi de la rivière  Gères , d'où le nom. Le principal intérêt de la petite ville vient donc de ce  ...

Lumières d'hiver à Paris

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Sortie hivernale dans Paris Lumière , puisque ce sera le thème de mon après-midi de janvier. Je commence par aller découvrir la Collection Pinault , ce musée d'art moderne créé par le milliardaire dans l'ancienne Bourse du Commerce . Je m'intéresse d'abord au lieu même, cette ancienne halle servant à stocker le blé dès le XVIIIème fut ensuite convertie en Bourse du Commerce pour les marchés à terme agricoles, puis en Chambre de Commerce et d'Industrie , avant donc d'être reprise par Pinault pour son musée. L'endroit est spectaculaire, l'immense rotonde laisse filtrer la lumière du jour, tandis que des galeries permettent de circuler le long de l'anneau en-dessous de la verrière, et ainsi d'admirer les fresques représentant le commerce entre les cinq continents. Sans oublier la monumentale façade et son portail noir et doré. Je vais quand même m'intéresser aux différentes expositions, souvent interloqué, parfois attiré, comme pour ces masques...

Longer la Vilaine

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Je m'étais rendu à Rennes pour un week-end en couple en 2008, et curieusement ne me souviens quasiment de rien. Pourquoi donc cette ville ne m'a-t-elle laissé aucun souvenir, étrange ... Pourtant elle vaut le déplacement, même si son centre historique est relativement restreint. En tout cas, j'ai l'impression de découvrir un lieu totalement inconnu, c'est déjà ça. J'entame la promenade rennaise qui m'occupera durant quasiment deux journées par un parcours " Odorico ". Kesaco ? Isidore Odorico est un mosaïste d'origine italienne qui décora Rennes et d'autres villes de la région durant la première moitié du XXème siècle, qui fut aussi président du club de foot du Stade Rennais lors des débuts du professionnalisme. C'est à la recherche de ses œuvres qui ponctuent le centre ville que je pars ce premier matin. Plusieurs magasins sont émaillés de ses mosaïques, ornant le perron, les murs, le sol intérieur, mais pas toujours très visibles. Je ...

Festival à Rennes

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En me rendant à Rennes , je savais la ville vivante, animée par de nombreux spectacles en toute saison. Et ces deux soirées de janvier que je vais y passer se déroule le début d'un Festival "Autres Mesures" (Musique Contemporaine), dans les ors de l' Opéra de la ville, en plein centre. Musique Contemporaine ? Ce n'est certes pas ma tasse de thé habituelle, mais pourquoi pas, c'est le moment de tenter des expérimentations. Je m'achète donc, pour une somme modeste (14 € la place) des billets pour les deux concerts successifs. Me voici installé dans un fauteuil rouge au balcon, dans cet Opéra de style italien du XVIIIème siècle. Sur scène, deux pianistes, une percussionniste, dans des compositions hybrides de classique et de pop ( H'art Songs ) d'un compositeur américain un peu déjanté ( Moondog ), complétés par des passages chantés de plusieurs interprètes masculins : c'est déroutant, bizarre, plutôt intéressant (mais heureusement que cela dure ...