Festival à Rennes
En me rendant à Rennes, je savais la ville vivante, animée par de nombreux spectacles en toute saison. Et ces deux soirées de janvier que je vais y passer se déroule le début d'un Festival "Autres Mesures" (Musique Contemporaine), dans les ors de l'Opéra de la ville, en plein centre. Musique Contemporaine ? Ce n'est certes pas ma tasse de thé habituelle, mais pourquoi pas, c'est le moment de tenter des expérimentations. Je m'achète donc, pour une somme modeste (14 € la place) des billets pour les deux concerts successifs. Me voici installé dans un fauteuil rouge au balcon, dans cet Opéra de style italien du XVIIIème siècle. Sur scène, deux pianistes, une percussionniste, dans des compositions hybrides de classique et de pop (H'art Songs) d'un compositeur américain un peu déjanté (Moondog), complétés par des passages chantés de plusieurs interprètes masculins : c'est déroutant, bizarre, plutôt intéressant (mais heureusement que cela dure une petite heure seulement !). Le lendemain, rebelote, pour quelque chose de plus classique : les Mélodies de Gabriel Fauré sont au programme, avec là aussi des intermèdes chantés, plutôt féminins cette fois (je connais au moins une chanteuse, Rosemarie du groupe Moriarty que j'ai vue plusieurs fois sur scène en région parisienne). C'est assez austère, avec une certaine raideur, mais la combinaison des cordes, du piano, parfois l'irruption d'une guitare électrique, associés à des chants hiératiques, me font me prendre au jeu, malgré mon ignorance musicale complète dans ce domaine. La salle, à moitié pleine, écoute sagement le spectacle, et applaudit vigoureusement à la fin. Je me suis pour cette seconde soirée installé dans une loge où je suis seul, pouvant prendre mes aises, juste au-dessus de la scène, avec une vue plongeante imprenable et originale sur musiciens et chanteurs. En sortant, je peux de plus déambuler dans les coursives de l'Opéra pour en compléter la visite, parquet de bois, dorures aux fenêtres et miroirs, bancs tendus de velours rouge, nous sommes bien dans un théâtre à l'italienne.
Voilà pour ma double excursion culturelle bretonne, à laquelle je peux adjoindre des sorties plus prosaïques, comme dans le sympathique bar à bières déniché non loin de mon appartement, le Pub Fougue rue Poullain Duparc, l'occasion comme à mon habitude de tester une ou deux mousses du cru. Je loge non loin de là, dans un appartement situé dans un immeuble pas si récent, confortable et bien équipé, mais auquel qui a l'inconvénient d'être mal chauffé, et d'être fort bruyant quand les voisins décident de faire une fiesta de tous les diables un soir.
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