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Affichage des articles du 2018

Tel Aviv la ville blanche

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Plus tard, plus à l'ouest, Tel Aviv me fait l’impression de traverser l’Atlantique pour rejoindre les USA (je ne parle pas du Brooklyn juif) : damier de rues, tours et gratte-ciel, bars branchés et épiceries bio, jeunes urbains branchés, avec un front de mer qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Los Angeles. Les vêtements sont de toutes les couleurs, les manches sont courtes et les shorts laissent voir les jambes (d’autant que le mercure va se promener allégrement autour des 25°C), les jeunes ressemblent à n’importe quel Européen ou Américain, en à peine plus basané. Plus étonnant, on y parle beaucoup le français, puisqu’une importante colonie semble y habiter, comme en témoignent les multiples commerces, boucheries, boulangeries, pâtisseries, français, des panneaux bilingues français / hébreu, ou bien un imposant Institut Français. D’ailleurs, les vols Transavia de et vers Tel Aviv ressemblent à un concentré de la diaspora juive française dans un espace clos, avec une...

Jérusalem carrefour des religions

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Semaine en Terre Sainte, partagée entre Jérusalem et Tel Aviv. Je m’attendais à ce que les 2 grandes villes d’Israël soient différentes, je ne pensais pas qu’elles  le soient autant. Entre Jérusalem la religieuse, l’orientale, l’historique, la grandiose, et Tel Aviv, la laïque, l’occidentale, la moderne, la pragmatique, ce sont 50 kms de route et un monde entier qui les séparent. Jérusalem est vraiment un lieu unique, impressionnant, où les 3 grandes religions cohabitent tant bien que mal et s’opposent dès que l’occasion s’en présente. L’histoire, essentiellement religieuse, est à chaque coin de rue, dans cette Babel par lesquelles toutes les nations sont passées un jour ou l’autre, et où chaque pays garde un pied aujourd’hui encore, ici un Institut culturel, là une église financée par des deniers externes, ou tout simplement des gens qui sont venus s’installer au centre du monde monothéiste. Babel encore de nos jours, tellement les lieux drainent des touristes, en fait souv...

Pays d'Auge en novembre

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Retour d’un week-end en Normandie, en pays d’Auge pour être précis : une magnifique grange normande rénovée en gîte rural, en pleine nature, au milieu des pommiers et des prairies, pour un traditionnel week-end automnal entre amis (nous étions six). La météo était annoncée très perturbée, mais nous ne nous en sommes pas mal tirés finalement ; il a surtout plu la nuit, et un peu le matin, et nous avons eu droit à des rayons de soleil pour nous balader l’après-midi, entre bocage normand et bord de mer du côté de Houlgate, avec des couleurs d’automne magnifiées par ce soleil inattendu. Nous avons aussi comme de bien entendu festoyé de produits locaux, tourte au canard, noix de Saint-Jacques ou spaghettis aux coques («  vongole  » puisque c’est un ami d’origine italienne qui était aux fourneaux pour l’occasion), faisant cette fois l’impasse sur le resto traditionnel pour profiter du confort de notre gîte. Avec aussi visite des villes environnantes.  Lisie...

Autour de Compiègne

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Allons explorer les environs de Compiègne, pour une journée bien remplie, avec 3 arrêts : tout d’abord la clairière de l’Armistice à Rethondes,  endroit que je n’avais jamais eu l’occasion de voir. C’était un peu le chantier, 48 heures avant que Macron et Merkel n’y célèbrent l’armistice : nettoyage, élagage, montage de tribunes, cela bourdonnait tout autour ; pas beaucoup de visiteurs dans le bâtiment qui abrite le fameux wagon en bois, mais là aussi de l’animation, une émission de radio FM en direct du musée, ou encore l’interview d’un historien par une journaliste de RTL. Visite très instructive, j’ai ainsi appris comment Hitler s’était servi de l’endroit en 1940 pour mettre en scène la reddition française, et prendre sa revanche sur 1918, avant de transporter le célèbre wagon à Berlin (où il sera détruit – c’est une copie qui a pris sa place) et de raser l’endroit pour effacer toute trace de l’humiliation 22 ans auparavant. Deuxième stop ensuite à Pierrefonds...

Deux jours au Touquet et à Berck

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Nous décidons de nous rendre d eux jours au Touquet (Paris-Plage)  au dernier moment, laissant filer un jeudi pluvieux pour partir vendredi matin, et rejoindre une jolie chambre d’hôtes sise dans le grand bois qui entoure la station balnéaire. Un vendredi après-midi à sillonner la petite ville, envahie par les touristes en ce dernier week-end prolongé de l’année, profitant de rayons de soleil occasionnels malgré un fond de l’air un peu frisquet : un front de mer bien vilain, des barres de béton estampillées années 70 donnant sur des nappes de parking en guise de no man’s land avant la plage ; mais un intérieur plus coquet, des commerces bourgeois pour Parisiens en goguette, et des villas croquignolettes, colombages aux couleurs pastels, noms évocateurs en émaux colorés, ce n’est pas pour rien que Le Touquet s’est affublé du sobriquet de Paris-Plage, avec ses airs de Deauville en un peu plus champêtre. Le lendemain, avant de reprendre la route le soir venu, 15 kms de mar...

Attentat à Tunis

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Excursion pour donner une formation à Tunis mardi dernier, et me trouver à quelques pas d’un attentat le lundi en début d’après-midi, drôle d’expérience. Mon hôtel était situé à quelques centaines de mètres de l’avenue Bourguiba, le principal axe du centre de Tunis, et je me suis rendu après mon arrivée en fin de matinée à l’Institut Français, muni d’un bon restaurant dans un joli cadre. Déjà le fait d’y entrer laisse perplexe, des barrières dans les rues alentour pour limiter l’accès, un militaire en arme dans une casemate à l’entrée de l’Institut, un contrôle des sacs des entrants avec filtre rayons X comme dans un aéroport, on est bien protégé ! Au milieu de mon déjeuner (fort bon soit dit en passant), une responsable de l’Institut vient nous informer sans plus de précisions que l’accès à celui-ci est bloqué, impossible d’en sortir donc, nous ne serons libérés qu’une heure plus tard. A l’office de tourisme un peu plus loin, j’apprends que c’est un attentat suicide qui vient d...

Week-end à Florence

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Trois journées passées à Florence, par un temps toujours estival, entre 25 et 28°C en milieu de de journée, et même encore doux le soir. Florence est, comme toutes les villes européennes touristiques, envahie par les touristes, notamment les groupes asiatiques qui s’agglomèrent autour des principaux monuments, avec des cortèges de files d’attente pour accéder auxdits monuments. Du coup, nous n’avons passé que peu de temps sur les endroits emblématiques de la ville, la place du « Duomo » ou le Ponte Vecchio, pour parcourir les endroits plus tranquilles, comme le quartier bien vivant et peu couru d’Oltrarno, de l’autre côté du fleuve (où était sis notre appartement), les jardins de Boboli, un oasis de verdure à côté des collines couvertes de cyprès et d’oliviers, ou encore le village de Fiesole, à une vingtaine de minutes en bus, dans les hauteurs environnantes, avec ses ruines étrusques et romaines. Et nous avons comme de bien entendu fort bien mangé là-bas : pastas, ge...

Formation casaoui, balade rbatie

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Semaine écoulée riche en vols (aériens), avec une pointe le lundi pour un aller – retour Paris – Toulouse (et une réunion dans la campagne toulousaine), suivi d’un vol le soir pour Casablanca (via Royal Air Maroc) ; l’occasion à Toulouse, le fief d’Airbus, de voir décoller le dernier venu de la maison Airbus, un avion-cargo à la forme originale, en forme de cétacé, d’où son nom de « beluga » ! Une journée de formation le lendemain à Casa, un peu chaotique : des stagiaires arrivant au compte-gouttes et en retard (comme d’habitude au Maghreb, je m’y habitue), une logistique défaillante (vidéoprojecteur ne fonctionnant pas), un personnel absent m’obligeant à essayer de me débrouiller par moi-même, bref pas très agréable comme journée de travail. Deux nuits sur place, dans un grand appartement sis dans le Casablanca moderne, et le mercredi, une petite journée à Rabat, accompagné en voiture par le chauffeur de l’organisme de formation. Rabat, où j’ai commencé par l...

Fin de parcours à Banyuls, Méditerranée

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C'est déjà le bout de notre bout de chemin pyrénéen, nous retrouvons ce soir la mer Méditerranée à Banyuls, après une semaine de crapahutage sur des sentiers souvent escarpés et rocailleux, et toujours splendides. Le soleil ne nous a pas quitté durant tout le voyage, avec une température idéale, pas trop chaude, nous fûmes vernis et le serons jusqu'au bout puisque, signe des cieux/dieux, le gros orage qui gronde au-dessus de nos têtes lors de la descente vers la mer, aura la distinction de ne percer que lorsque nous aurons atteint le centre de Banyuls. Les paysages de cette dernière journée sont mémorables, avec en prime des échappées sur la mer, miroir scintillant au loin. Côté nord, on retrouve les étangs du Roussillon qui frangent la Grande Bleue. Côté sud, des baies brillantes apparaissent et s'éclipsent derrière les collines du bord de mer, selon l'endroit où nous sommes au cours de notre descente. Quelques vaches ponctuent les étendues herbeuses que nous pa...

Un peu d'Espagne sur le chemin

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Le GR continue son bonhomme de chemin, longeant désormais fréquemment la frontière avec l'Espagne, pas vraiment matérialisée en ces temps d'Europe sans douanes (et c'est bien ainsi), si ce n'est un fil de fer de temps à autres, allant parfois même parfois jusqu'à se "barbeler" pour faire le méchant. En jetant le regard à droite, on aperçoit des étendues moins boisées côté sud, tandis que le versant français est plus souvent recouvert d'épaisses forêts. La balade sur la crête, à travers des pâturages herbeux, en pleine lumière vient changer des chemins forestiers traversés au début de la semaine. Nous traversons une seconde petite ville après Arles. Il s'agit du Perthus, surtout connu pour son col et pour les encombrements qui agitent sporadiquement l'autoroute qui croise la frontière à cet endroit. La ville éponyme a la particularité d'être partagée entre France et Espagne, sans là non plus que la frontière ne soit visible : lorsque...

Notre GR10 commence au Canigou

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Ça y est, cette fois nous sommes sur ce fameux GR10 qui traverse les Pyrénées de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Certains le parcourent d'une seule traite, 3 mois quand même en moyenne pour la traversée complète. Nous en rencontrerons plus d'un, le soir dans gîte ou refuge, qui en train de réaliser le grand trek : souvent en solitaire, plus rarement en groupe ou couple. Tel cet Israélien qui se retrouve à court d'euros et essaie de payer au refuge en shekels, ou cette fille d'une trentaine, qui parcourt tout le chemin pour faire un break entre 2 jobs, ou encore ce sportif accompli qui galope comme un cabri sur les sentiers, nous dépassant allègrement tandis que nous ahanons dans les montées. Raconter la splendeur des paysages rencontrés me ferait aligner les poncifs, enfiler les images d’Épinal, abuser des superlatifs, et rédiger un blog assez répétitif. Des photos insérées ici et là au fil des pages décriront bien mieux que mon pauvre verbe les pe...

Dans le Nord, Fourmies et Croix

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En continuant vers le nord-ouest, notre route nous amène à Momignies chez nos amis belges. L'occasion d'aller voir l' écomusée voisin consacré au textile, à Fourmies, côté français donc. Un guide charismatique nous montre comment fonctionne cette usine qui tisse encore aujourd'hui, sur des machines qui ont souvent plus d'une centaine d'années, et qui remplisse encore parfaitement leur rôle, l'obsolescence programmée n'étant bien entendu à l'époque qu'un concept qui aurait semblé absurde. Une autre partie du musée nous emmène dans la vie quotidienne des décennies et des siècles passées, avec ses révoltes aussi, quand travailler était un combat de tous les jours.   Le voyage se finit avec une escale à Lille. La visite de la villa Cauvrois à Croix, conçue par Mallet-Stevens dans les années 30 et magnifiquement restaurée, en est le point d'orgue. Après avoir été abandonnée et près d'être détruite, par la rapacité d'investisseurs imm...