Jérusalem carrefour des religions


Semaine en Terre Sainte, partagée entre Jérusalem et Tel Aviv. Je m’attendais à ce que les 2 grandes villes d’Israël soient différentes, je ne pensais pas qu’elles le soient autant. Entre Jérusalem la religieuse, l’orientale, l’historique, la grandiose, et Tel Aviv, la laïque, l’occidentale, la moderne, la pragmatique, ce sont 50 kms de route et un monde entier qui les séparent. Jérusalem est vraiment un lieu unique, impressionnant, où les 3 grandes religions cohabitent tant bien que mal et s’opposent dès que l’occasion s’en présente. L’histoire, essentiellement religieuse, est à chaque coin de rue, dans cette Babel par lesquelles toutes les nations sont passées un jour ou l’autre, et où chaque pays garde un pied aujourd’hui encore, ici un Institut culturel, là une église financée par des deniers externes, ou tout simplement des gens qui sont venus s’installer au centre du monde monothéiste. Babel encore de nos jours, tellement les lieux drainent des touristes, en fait souvent des pèlerins, en nombre (et en troupeaux) : des cohortes de juifs américains la kippa vissée sur le crâne, des ashkénazes françaises reconstituant le Sentier à quelques milliers de kms de distance, des catholiques d’un peu partout dans le monde ; j’ai même croisé Anne Hidalgo, en train de prendre en photo le Saint-Sépulcre à côté de moi (j’ai lu après-midi qu’elle était venue inaugurer une statue du capitaine Dreyfus à Tel Aviv, en profitant pour faire un détour par Jérusalem). La visite des 3 lieux mythiques des 3 religions monothéistes était inévitable ; l’église du Saint-Sépulcre, divisée en chapelles multiples, et confiée pour sa gestion à une demi-douzaine d’églises chrétiennes ; le mur des Lamentations, et des orthodoxes juifs psalmodiant et embrassant la fameux murs, tandis que les femmes sont tenues à l’écart sur un petit bout de mur un peu plus loin ; l’Esplanade des Mosquées, accessible (ce qui est loin d’être toujours le cas) et bien calme après les soubresauts de début d’année. Sans oublier l’impressionnant quartier des ultraorthodoxes (Mea Sharim), fourmillant de papillotes (tephillim) à chapeau, habillés de blanc et noir et parcourant les ruelles étroites dignes de shtetl d’antan. 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque