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Affichage des articles du juillet, 2018

Retour en Algarve, côté est

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Nous quittons le côté espagnol, guère enthousiasmant, pour aller voir de l'autre côté de la frontière. Je retrouve l'Algarve oriental que j'avais découvert en solo en décembre dernier, et qui m'a alors incité à y revenir cet été. La première excursion se limite aux 2 localités les plus proches, en bordure du Guadiana que nous traversons en ferry depuis Ayamonte.  En commençant par Vila Real de Santo Antonio, juste en face. Voilà bien une ville atypique en ces contrées. Tracée au cordeau (par un marquis inventif - c'était en 1774), avec des rues à angles droits, des bâtiments bien alignés, tous du même style, une sorte de ville nouvelle avant l'heure ... Et il faut dire que cela a son charme, même si elle manque un peu de fantaisie. On remarque la place centrale carrée (nommée d'après son inventeur le marquis de Pombal) avec ses pavés noir et blanc en étoile et cette obélisque baroque juste au milieu. Puis petite balade dans la pinède voisine, vi...

Le Guadiana, côté Espagne

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Nous quittons Caceres pour la plus longue étape de notre road trip   ibérique  ( ruta viaje ?? ), en longeant la frontière luso-espagnole (ou hispano-portugaise) jusqu'à revenir sur la côte Sud. En passant par Badajoz, l'autre grande ville de l'Estrémadure, mais rien à voir avec Caceres : cité poussiéreuse, plate, triste, voire sinistre, voyageur passe ton chemin. Plus intéressante est notre quête de cigognes le long de la route ; elles sont partout, par dizaines, par centaines, nichant dès qu'un emplacement idoine se présente, avec une prédilection pour les poteaux télégraphiques, tous occupés (on frise la surpopulation), mais aussi les projecteurs d'un grand stade qui attire les amatrices de foot sans doute. On se demande où sont passées les cigognes d'Alsace, nous avons la réponse ! Nous arrivons vers la mer, côté espagnol. Fuyant les buildings en béton du bord  de mer, nous avons choisi une maison un peu à l'intérieur des terres. Bonne pioche, la...

Caceres en Estrémadure

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Après 10 jours au Portugal, nous passons (sans la remarquer) la frontière pour quelques jours en Espagne, dans cette région un peu excentrée et du coup peu touristique qu'est l'Estrémadure. Avant d'arriver à sa capitale Càceres, nous faisons un petit détour par Alcantara (a priori rien à voir avec le tissu synthétique du même nom), construit à côté du Tage. La ville vaut surtout par son Pont Romain, datant de Trajan (106), qui enjambe le Tage encaissé. Et cela fait près de 2000 ans que le pont, fait de blocs de granit sans aucun ciment, tient debout, ils étaient forts ces Romains ! Au centre du village écrasé de soleil en ce midi, une belle église romane trône sur la plaza de Espa ň a. Des rocades et des ronds-points  annoncent Càceres, la capitale de la région Estrémadure, 100.000 habitants quand même. Pas grand chose de notable en avançant dans la ville jusqu'à l'appartement moderne que nous louons dans le centre, mais ce pour quoi la ville est connue, ...

Dans la serra de Sao Mamede

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Nous quittons Evora vers le nord et la serra Sao Mamede, la partie la plus septentrionale de l'Alentejo. En chemin, premier stop à Evoramonte : ce petit village vaut surtout par son château historique du XIIème, qui se dresse fièrement au-dessus de la partie moderne du bourg. Les fortifications en pierre paraissent anciennes, et le sont sûrement ! Le château par contre est curieux, et assez vilain à vrai dire. Il est plus récent (XVIème), imposant par son volume et ses quatre donjons d'angle, mais à vrai dire, on dirait une construction beaucoup plus récente en béton brut : excès de zèle lors de la rénovation ? Le village haut et les quelques maisons qui y subsistent a par contre du charme, avec l'église au bout donnant sur le cimetière, et la vue sur la plaine vaut la petite montée pour se propulser là-haut à pied (même si l'on peut aussi s'y rendre en voiture). Second arrêt, de subsistance (achat de victuailles et pique-nique) à Estremoz. C'est cett...

Evora historique

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Après Sao Luis, Evora nous fait l'effet d'une métropole : une ville presque grande, avec du tourisme et de l'animation, il y a même une université, mais les étudiants sont en vacances. Nous avons cassé notre tirelire pour nous offrir deux nuits dans la Pousada de la ville. Comme très souvent, celle-ci est aménagée dans un des plus beaux sites de la ville, la Couvent des Loios, juste à côté de la cathédrale. Notre chambre donne curieusement sur le hall de la réception, et nos hautes fenêtres sur l'entrée de l'église voisine, mais elle est très grande et confortable, mélange de rusticité et de qualité. Nous prendrons nos petits déjeuners dans le patio du couvent, tandis que la piscine a réussi à trouver une place dans une courette un peu plus loin. Nous prenons tout notre temps pour parcourir la ville. On commence par le temple romain, puisque celui-ci se trouve juste en face de notre pousada. Une base carrée comme à Nîmes, qui nous indique du coup que ...