Retour en Algarve, côté est
Nous quittons le côté espagnol, guère enthousiasmant, pour aller voir de l'autre côté de la frontière. Je retrouve l'Algarve oriental que j'avais découvert en solo en décembre dernier, et qui m'a alors incité à y revenir cet été. La première excursion se limite aux 2 localités les plus proches, en bordure du Guadiana que nous traversons en ferry depuis Ayamonte.
En commençant par Vila Real de Santo Antonio, juste en face. Voilà bien une ville atypique en ces contrées. Tracée au cordeau (par un marquis inventif - c'était en 1774), avec des rues à angles droits, des bâtiments bien alignés, tous du même style, une sorte de ville nouvelle avant l'heure ... Et il faut dire que cela a son charme, même si elle manque un peu de fantaisie. On remarque la place centrale carrée (nommée d'après son inventeur le marquis de Pombal) avec ses pavés noir et blanc en étoile et cette obélisque baroque juste au milieu. Puis petite balade dans la pinède voisine, via le phare, jusqu'à la plage la plus proche.
L'autre ville non loin de là, Castro Marim, est une sorte d'antithèse de la nouvelle ville du marquis. On retrouve le bourg blanc à la mode portugaise, un château (non deux même !) qui dominent le village, une intemporalité militante à l'inverse de la modernité assumée de sa voisine. Du château, vue sur les marais salants et les bicoques des sauniers, sur le Guadiana qui s'écoule doucement vers la mer et le pont suspendu de l'autoroute au loin.

Le lendemain, nous repartons plein ouest vers Tavira et ses environs. Je retrouve la ville où j'avais passé 3 jours l'hiver dernier. Il y a un peu plus de monde, mais la météo est curieusement similaire , le soleil ne semble pas avoir disparu depuis 7 mois, même le fond de l'air est à peine plus chaud. Je retrouve le charme de la ville, son pont romain jeté sur la rivière Gilão, ses boutiques avenantes, ses marais salants, et je découvre une pousada splendide, encore une, sise dans un couvent, une fois encore. Un peu plus loin, Cacela Velha est devenue invivable en été, l'adorable village envahi par les stands d'une fête quelconque et bondé de monde, même si la plage en contrebas aux allures tropicales donne toujours envie d'aller y piquer une tête.

Dernière virée en remontant le Guadiana jusqu'à Alcoutim. On dirait presque un bout du monde, tant tout y est calme comparé à l'agitation de la côte : la vie y est un long fleuve tranquille, tel ce Guadiana qui sépare Alcoutim de son miroir espagnol d'en face, Sanlucar, à laquelle on n'accède qu'en bateau, mais de laquelle l'on peut revenir, pour peu que l'on soit audacieux, en ... tyrolienne. Là encore, un château pour veiller sur le trafic en contre-bas, que l'on visite pour passer le temps, avant que d'aller s'affaler à une terrasse sur l'eau, et de revenir en flânant le long du fleuve.

C'était notre dernier jour. Demain, retour sur Paris, dès potron jacquet, puisque nous avons avancé au matin tôt notre vol, histoire de pouvoir suivre France - Croatie en finale de Coupe du Monde !







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