Le Guadiana, côté Espagne

Nous quittons Caceres pour la plus longue étape de notre road trip ibérique (ruta viaje ??), en longeant la frontière luso-espagnole (ou hispano-portugaise) jusqu'à revenir sur la côte Sud. En passant par Badajoz, l'autre grande ville de l'Estrémadure, mais rien à voir avec Caceres : cité poussiéreuse, plate, triste, voire sinistre, voyageur passe ton chemin. Plus intéressante est notre quête de cigognes le long de la route ; elles sont partout, par dizaines, par centaines, nichant dès qu'un emplacement idoine se présente, avec une prédilection pour les poteaux télégraphiques, tous occupés (on frise la surpopulation), mais aussi les projecteurs d'un grand stade qui attire les amatrices de foot sans doute. On se demande où sont passées les cigognes d'Alsace, nous avons la réponse !

Nous arrivons vers la mer, côté espagnol. Fuyant les buildings en béton du bord de mer, nous avons choisi une maison un peu à l'intérieur des terres. Bonne pioche, la vieille maison de famille, un peu biscornue, sur quatre niveaux, est très chouette, offrant de surcroît une vue imprenable sur les marais de la Isla Cristina. Le propriétaire est avenant, nous amenant des tomates de son jardin et nous incitant à cueillir des figues sur l'arbre de la propriété, le tout en baragouin espagnol.


Nous faisons le soir même une première sortie à Ayamonte, la station la plus
proche. Il y a du monde, l'ambiance est familiale et locale, les gens quittent la plage le soir pour sortir "en ville", boire un coup, manger un morceau, pendant que les enfants gambadent un peu partout. Nous dînons dans un resto lounge style branché, qui propose un assortiment de gin and tonic assez impressionnant, et je me laisse tenter. Un petit tour le long de la côte nous suffit ensuite pour prendre la mesure de celle-ci : des résidences de vacances qui ont poussé de manière anarchique un peu partout, beaucoup de béton, des plages bondées la journée, on n'est pas loin de la Costa Brava ou del Sol. Nous sommes bien mieux dans notre havre de paix à l'intérieur des terres.


Le lendemain, sus aux chemins qui sillonnent les marais largement asséchés de la Isla Cristina. Le bord de mer bétonné au loin nous sert d'arrière-plan, tandis que notre balade n'est troublée que par un cycliste et deux joggers. Nous allons jusqu'à un ancien moulin à marée, qui profitait autrefois de la vigoureuse marée de l'endroit pour moudre ses grains, transformé depuis en un sympathique écomusée retraçant le principe du moulin et l'histoire des environs.






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