Algarve, colonie britannique ?
Pour notre première dose de vacances estivales, direction le sud du Portugal, dans l'Algarve, via Faro sa capitale. Notre premier arrêt sera sur la côte occidentale, à côté de Lagos : la petite station de Luz ne ressemble heureusement pas à ses plus importantes voisines, c'est resté un endroit bon enfant, sans immeubles en béton accumulant ses étages au-dessus de la mer, et où les petites maisons - comme celle où nous résidons - ne dégorgent pas leur flot ininterrompu de plagistes pressés d'aller rôtir au soleil. Comme partout sur cette côte, ce sont les Britanniques qui constituent la majorité des estivants, comme en témoignent commerces, restaurants, pubs, qui essaient d'attirer leurs faveurs. En ces temps de Coupe du Monde de foot, c'est le programme des matches (et notamment ceux des Anglais) qui se décline aux terrasses des bars pour hameçonner le chaland.
Nous sommes aussi là pour marcher, et si le temps est plutôt frais et un peu nuageux pour la saison (début juillet), cela n'est pas plus mal quand il s'agit d'aller randonner. La première balade nous emmène, à partir de notre bungalow de Luz, le long de la mer jusqu'à la ville voisine de Lagos. Une bonne grimpette pour commencer, puis le chemin, piqueté de fleurs, offre de belles perspectives sur les falaises et sur la côte alentours. Nous poussons jusqu'à la pointe de Ponta da Piedade. Le spectacle est au rendez-vous, des pans de roche jaune s'enfoncent dans l'eau turquoise, dans laquelle arches et caves font assaut d'originalité, le paysage est superbe. Mais évidemment, alors que la balade auparavant se faisait bien au calme, l'endroit est pris d'assaut, et nous ne sommes qu'en début de saison. Nous rejoignons rapidement Lagos un peu plus haut, toujours à pedibus.
La ville de Lagos est aussi bien animée, concert sur la place centrale, festival de bière à venir, mais comme à l'accoutumée, dès que l'on s'écarte de l'épicentre, la pression retombe vite. L'on admire le fort Ponta da Bandeira, qui garde là ville depuis le XVIIème, avant d'aller déjeuner sur le toit-terrasse d'une maison du centre, un magasin d'artisanat qui sert d'excellents produits, tout en profitant du soleil et de la vue sur la ville (Mar d'Estorias). Retour à Lagos par le même chemin, ponctué par le suivi épisodique (via le téléphone, quand le réseau le veut bien du moins) du match France - Argentine et de ses multiples rebondissements.
Plus tard dans la semaine, nous délaissons la mer pour fuir les baigneurs et aller marcher dans l'intérieur du pays, vers la Serra de Monchique. Le joli village de Monchique nous sert de point de départ, avec ses ruelles blanches, et aussi quelques magasins d'artisanat sympas : nous en ramenons sandales et porte-monnaie en liège (qui ne sert pas qu'aux bouchons, loin de là !), et du miel d'arbousier, spécialité locale à la saveur particulière, un peu amère, étonnante. De là, une balade de 12 kms, la route des 3 Moulins (nous n'en verrons qu'un !) nous emmène à travers les eucalyptus et les chênes-lièges dans une serra parfois pentue, aux paysages changeants.











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