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Affichage des articles du juillet, 2019

Stop ou Ancône ?

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Notre remontée adriatique nous amène à nous arrêter près d'Ancône, un des grands ports côté italien. A vrai dire, la première impression de la ville n'est guère enthousiasmante. Le port est très vilain, la transition avec la ville, qui semble s'être détournée de sa façade maritime, est bien ingrate, les grands immeubles du centre sont banaux. Mais en recherchant bien, on trouve de quoi accrocher le regard. Telle la place du Plébiscite regorgeant de trattorias attrayantes, la fontaine del Calamo qui offre sa brochette de 13 masques tous différents, le corso Garibaldi aux élégantes demeures des siècles passées, des tranches de vie tranquilles d'une ville qui ne cherche pas midi à quatorze heures. Nous avons aussi fait halte près d'Ancône pour aller explorer le Conero, un parc national, pour une fois bien balisé et aménagé, qui frange la mer au sud de la grande ville. La balade dans un sous-bois ombragé sont agréables, avec de magnifiques ouvertures sur les ...

Dans le cœur des Abruzzes

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La quatrième étape de notre périple adriatique nous emmène au nord des Abruzzes, du côté de Teramo où un adorable B&B, tenu par Ross et Sergio, nous attend. Nous héritons d'une grange magnifiquement rénovée comme home durant 3 jours, jouxtée d'une piscine pour se rafraîchir et avec des petits déjeuners délicieux et plein de produits frais concoctés par Ross l'Anglais exilé en Italie (et soit dit en passant effondré par le Brexit de son pays natal). Nous consacrons une journée à une excursion vers le Campo Imperatore. Ce haut plateau qui a des allures de Mongolie, ou d'altiplano andin, est une étendue herbeuse, à 2000 mètres d'altitude, où paissent quelques troupeaux de chevaux ou moutons, avec en fond de toile les sommets du Gran Sasso qui montent à près de 3000 au second plan. La vue en débouchant de la forêt, avec un panorama à perte de vue, est saisissante. Une belle rando nous emmène entre les villages de Santo Stefano et Calascio, à travers prair...

Savourer des dragées à Sulmona

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Déviant de la côte Adriatique, nous faisons un crochet par les Abruzzes, à l'intérieur des terres. Première étape à Sulmona, où notre élégant B&B est situé en plein centre ville, avec une terrasse donnant directement sur la place Garibaldi. Il s'y prépare la grande fête médiévale annuelle, qui aura lieu après notre départ, et la place, fermée pour l'instant, est en train d'être aménagée pour recevoir chevaux et figurants, les premières répétitions ayant déjà lieu.   Plusieurs promenades nous font faire le tour de cette adorable petite ville médiévale, là encore pas polluée par le tourisme de masse, trop loin de la mer. Les quartiers de Sulmona sont pavoisés des couleurs de chacun d'entre eux, en prévision de la fête à venir. La nuit, les maisons et églises sont joliment éclairées, créant une ambiance clair-obscur un rien fantasmagorique. Sulmona est aussi connue pour ses dragées. Et pas seulement de bêtes dragées blanches pour baptêmes, mais aussi ...

Les oliviers du Gargano

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La seconde étape nous emmène, toujours dans les Pouilles, vers le promontoire du Gargano. Notre agriturismo est en pleine cambrousse, au bout d'un chemin de pierre qui zigzague entre les oliviers, pour nous amener à une grande bâtisse au milieu des arbres, la mer Adriatique au loin. C'est Lucia qui s'occupe, toute seule ou presque, de tout. Trois grandes chambres dans les étages, aux murs faits de grosses pierres, et une immense cave voûtée en bas, où sont servis petit déjeuner et repas du soir. Nous y dînons le premier soir. Tout est  bien entendu  fait maison par Lucia, produits frais venant du jardin bien entendu.  Les plats défilent dans nos assiettes, toute la farandole italienne, antipasti - primi piatti - secondi piatti - dolce , et plus encore. Nos estomacs crient vite grâce, et pourtant tout est délicieux, de l'authentique cuisine familiale, comme ces "melanzane" (aubergines) a la parmigiana. Les échanges sont compliqués avec Lucia, qui ne parle qu...

Bari la discrète

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Lorsque l'on parle des Pouilles, le talon de la botte italienne, on pense rarement à Bari, sa plus grande ville, un peu excentrée sur la côte nord, et considérée comme une métropole industrielle sans grand intérêt. Tant mieux, que les foules restent à l'écart, se concentrant sur Rome ou Florence, et que ce petit diamant pas complètement poli reste encore à l'écart des grandes transhumances estivales. Il y a de fait 2 Bari à visiter : l'ancienne, enserrée dans les habituels remparts, et une plus récente, bourgeoise, bordée de beaux bâtiments. C'est par celle-ci que nous commençons au sortir de notre B&B. Une avenue bordée de luxuriants lauriers blancs et roses donne le ton, rien d'ostentatoire ou de luxueux, simplement une rue ordinaire qui s'offre à peu de coût un habillage de couleurs. Nommé Bari Murattiano, en hommage au maréchal napoléonien Murat qui le conçut, le centre moderne en damier aligne le long du Corso Cavour et d'autres avenues, l...