Savourer des dragées à Sulmona




Déviant de la côte Adriatique, nous faisons un crochet par les Abruzzes, à l'intérieur des terres. Première étape à Sulmona, où notre élégant B&B est situé en plein centre ville, avec une terrasse donnant directement sur la place Garibaldi. Il s'y prépare la grande fête médiévale annuelle, qui aura lieu après notre départ, et la place, fermée pour l'instant, est en train d'être aménagée pour recevoir chevaux et figurants, les premières répétitions ayant déjà lieu.

 


Plusieurs promenades nous font faire le tour de cette adorable petite ville médiévale, là encore pas polluée par le tourisme de masse, trop loin de la mer. Les quartiers de Sulmona sont pavoisés des couleurs de chacun d'entre eux, en prévision de la fête à venir. La nuit, les maisons et églises sont joliment éclairées, créant une ambiance clair-obscur un rien fantasmagorique. Sulmona est aussi connue pour ses dragées. Et pas seulement de bêtes dragées blanches pour baptêmes, mais aussi toutes leurs déclinaisons possibles, notamment des fleurs et des bouquets constitués de dragées bariolées, et comestibles bien entendu (délicieuses même). Plusieurs boutiques rivalisent dans leurs devantures pour attirer le chaland.



 

Nous partons nous balader sur les hauteurs, vers le parc de la Majella. Quelques jolis sentiers montent sur les flancs du massif calcaire, reliant notamment des fontaines rafraîchissantes, bienvenues par 35°C à l'ombre. On passe par le tout petit et adorable village au nom imprononçable de Roccacaramanico. On poursuit par Caramanico Terme, à la station thermale réputée, et où je trouve une petite brasserie artisanale (Birra Deb's), tenue par un papy à l'opposé des hipsters branchés qui s'occupent souvent de ce business, et qui fabrique d'excellentes bières dans ce village du bout des Abruzzes.


Repartant vers le nord, nous faisons une halte à L'Aquila, qui connut hélas son heure de gloire en avril 2009 lorsqu'un terrible séisme détruisit une bonne partie de la ville et de ses environs. Les grues qui hérissent le ciel montrent que la reconstruction est en cours et bat son plein. La place centrale est désormais quasiment revenue à son état initial, mais c'est de fait une sorte de décor qui masque la dure réalité : dès que l'on quitte la place pour s'enfoncer dans l'une des ruelles qui s'en échappe, les maisons en ruine, les travaux, les bâches, les gravas s'accumulent, il n'y a évidemment aucun commerce, et le centre historique semble en coma dépassé. Et l'on se dit qu'il va bien falloir encore 1 ou 2 décennies pour que tout cela revive enfin.

 



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