Un peu d'Espagne sur le chemin
Le GR continue son bonhomme de chemin, longeant désormais fréquemment la frontière avec l'Espagne, pas vraiment matérialisée en ces temps d'Europe sans douanes (et c'est bien ainsi), si ce n'est un fil de fer de temps à autres, allant parfois même parfois jusqu'à se "barbeler" pour faire le méchant. En jetant le regard à droite, on aperçoit des étendues moins boisées côté sud, tandis que le versant français est plus souvent recouvert d'épaisses forêts. La balade sur la crête, à travers des pâturages herbeux, en pleine lumière vient changer des chemins forestiers traversés au début de la semaine.
Nous traversons une seconde petite ville après Arles. Il s'agit du Perthus, surtout connu pour son col et pour les encombrements qui agitent sporadiquement l'autoroute qui croise la frontière à cet endroit. La ville éponyme a la particularité d'être partagée entre France et Espagne, sans là non plus que la frontière ne soit visible : lorsque vous êtes dans le rue principale, un côté est espagnol tandis que l'autre est français. Pour savoir lequel est lequel, un bon critère est de repérer les boutiques vendant du cannabis : celui-ci étant en vente libre au-delà de nos limites, vous pouvez vous approvisionner en choisissant le bon côté de la rue ! Quand vous déjeunez par contre, vous êtes partout en Espagne, et les charcuteries goûteuses composent les menus de beaucoup de restaurants.
Le chemin repart vers le col de l'Ouillat, au-dessus du Perthus. La grimpette est courte, mais raide, récompensée par un panorama splendide, encore un. Arrivés en-haut au Chalet des Albères, un sympathique resto-refuge tout en bois, baigné de soleil, avec une terrasse nous accueille les bras ouverts pour un énième dîner toujours goûteux. Il faut dire que nous avons été gâtés lors de nos agapes du soir : produits locaux, cuisine maison sur place, qualité et quantité aux rendez-vous, ambiance sympa - différent de nos petits restos sur le chemin de Saint-Jacques l'an passé, mais tout aussi agréable. A l'opposé, les déjeuners le midi, pique-nique en général, valent surtout par le cadre dans lequel nous consommons, que par le contenu de nos sandwichs, un peu répétitif.
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