Lille, Belle de Mai
Week-end de fête du Travail à Lille et en famille, pour aller rendre visite au fiston, accompagnés de notre fille et de son compagnon. Dans la commune de Lambersart où il habite désormais une petite maison de ville dans une rue typique de la région, il faut faire quelques centaines de mètres pour rejoindre le quartier résidentiel, non loin du parc de la Citadelle. Grandes maisons de brique rouge, avec parements blancs, tourelles, larges baies vitrées, furent construits par les riches industriels du cru il y a plus d'un siècle, mêlant différents styles, éclectisme, Art Nouveau ou balnéaire. Belle balade le long de l'avenue de l'Hippodrome, devant les villas St-Georges et St-Charles, ou encore la villa Sdez, dans ce qui est resté une sortie de Neuilly de Lille. Nous passons la nuit dans la commune voisine et plus populaire de Lomme, dans un appartement sur 3 niveaux d'une autre de ces maisons du Nord.
Le lendemain dimanche 1er mai, nous partons pour un grand tour des quartiers sud de la ville, via le centre Euratechnologies, qui allie astucieusement brique rouge ancienne et surfaces vitrées, jardins et plans d'eau, survolant au passage un bras de la Deûle. Puis loin, c'est l'agréable quartier résidentiel des Bois Blancs, enserré par la Deûle donc, bien tranquille en ce dimanche matin férié.
Par le boulevard Montebello, nous allons jusqu'au marché de Wazemmes, le plus grand de la région est-il dit. Il y a là le marché couvert dans un halle de style Baltard, très bobo avec ses commerces bios et ses stands proprets. Le contraste est saisissant lorsque l'on sort pour se retrouver comme dans un souk du Maghreb, grouillant de vie autour des étals bien remplis. Alentour, cafés et brasseries accueillent sur leurs terrasses ceux qui veulent se reposer en buvant un coup ou anticiper un apéritif. En effet, le quartier est comme un peu partout en voie de gentrification, même si l'ancien et le nouveau se mêlent encore sans se mélanger, comme le témoigne justement le marché. On y trouve pêle-mêle salles de concert, sculptures modernes, boulodromes, et même le Festival International de la Soupe qui a justement lieu le 1er mai, avec spectacle live prévu sur une scène pour le soir. Le retour dans nos pénates est plus long que prévu : nous devions rallier notre point de départ en métro, mais celui-ci est complétement arrêté le 1er mai, nous obligeant à revenir dare-dare à pedibus.
La balade de l'après-midi est classique, pour un tour en plein centre dans le vieux Lille, au travers des ruelles pavées, devant estaminets et maisons flamandes. Nous faisons un arrêt pour faire le plein de meringues aux Merveilleux de Fred rue de la Monnaie, avant de repasser par l'abbaye de Loos et la cathédrale de Notre-Dame-de-la-Treille au curieux style néo-gothique, complètement remodelé sur sa façade, pierre de Soignies agrafée sur une structure métallique, et donnant sur une place qui accueille désormais bars et restos. C'est là que nous prenons un dernier verre (de bière pour ma part, bien entendu), avant de reprendre le TGV vers Paris.
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