Atterrissage en Israël

Ca y est, le voyage en Israël annulé il y a 2 ans pour cause de pandémie a repris forme, et nous partons pour deux semaines parcourir le pays, alias Terre Sainte pour les croyants, dont je ne fais pas partie. Bon, la pandémie n'est pas tout à fait finie, comme nous le rappelle le test PCR qui nous est imposé à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, en sus de celui déjà réalisé en France avant notre départ. AU moins les formalités d'arrivée sont-elles rapides et l'organisation efficace, nous sommes vites sortis de l'aéroport, pour attendre près de 2 heures de récupérer notre véhicule, l'agence Hertz étant en sous-effectif ce jour de shabbat. Heureusement, j'ai prévu un hôtel non loin de là pour la première, le Sadot, impersonnel mais confortable, le long d'une voie rapide et dans un centre commercial jouxtant un immense hôpital dans lequel l'on se perd pour aller parquer la voiture ! C'est dans ce centre commercial à l'américaine que nous prenons le lendemain matin notre petit déjeuner : surprise, le gars qui tient le stand nous répond en français. Il a fait son alya (retour sur les terres de ses ancêtres pour un Juif) il y a une quinzaine d'années déjà, vend depuis cafés et jus de fruits dans ce centre, et ne semble pas avoir de nostalgie de son pays d'origine.


Il est temps maintenant de reprendre la route vers le Sud, puisque la première moitié de notre voyage sera consacrée au désert, le Néguev et les alentours de la Mer Morte. Le paysage vire progressivement du vert à l'ocre, tandis que la température prend quelques degrés. Trois heures plus tard, nous arrivons à Arad, une ville moyenne non loin de la Mer Morte et de la frontière jordanienne. L'ambiance de cette première ville visitée, ville récente car créée en 1962 seulement, semble banale au premier abord : bâtiments administratifs et grandes avenues, immeubles de taille moyenne et lotissement de petites maisons. C'est dans l'une d'elles, dont les propriétaires louent une partie pour arrondir leurs de fin de mois que nous logeons ces deux jours. Un lopin de terre aride, heureusement pourvu d'un grand arbre, ouvre sur un ravin poussiéreux, devant notre appartement fonctionnel et impersonnel. Les relations avec le couple et ses enfants qui nous hébergent reste minimal, juste du business comme ce sera souvent le cas. Nous retournons en ville faire quelques courses alimentaires, croisant beaucoup de Juifs avec les accessoires religieux habituels, kippa, papillotes, tephillim, ... En effet, la ville a accueilli beaucoup d'immigrés juifs, notamment russes, et cela se voit dans les rues. Comme anticipé, elle n'a pas beaucoup de cachet, c'est juste un point d'accès facile à la Mer Morte où nous nous rendrons pour la journée le lendemain.

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