Kerkyros, mer et oliviers
Le soir venu, nous allons tester les restaurants qui encadrent la petite place de Doukadès, à peine troublée par les quelques voitures qui la traverse au pas. Même à bonne distance de la mer (une dizaine de kilomètres), il y a une clientèle pour ces petits restos typiques, tenus par des familles, clientèle essentiellement étrangère, britannique même, puisque la plupart des consommateurs sont des Anglais venus de la côte pour changer un peu d’air. Les plats servis sont simples et sans prétention, les classiques moussaka, stifado (de poulpe), pastitsio ou saganaki (fromage grillé), que ce soit chez Elizabeth, To Steki ou à la Pergola, les restaurateurs bon enfant et l’atmosphère détendue.
Un peu plus tard dans la semaine, nous repartons vers l'ouest et les hauteurs de la baie de Paleokastritsa. A partir du joli village de Makrades, nous rejoignons à pied Angelokastro, une forteresse byzantine perchée sur un rocher et surplombant la côte qui sinue vers le sud de l'île. Après avoir rejoint un autre sentier donnant cette fois vue sur le nord de l'île, nous déjeunons dans un joli restaurant de Makrades (Tomateli), qui offre des produits frais bien cuisinés par un jeune couple visant bien entendu la clientèle étrangère, qu'il semble avoir trouvé malgré la distance d'avec le bord de mer. Nous faisons ensuite le tour de la sorte de tête qui représente le nord de Corfou, par des routes sinueuses, puis le long de la mer, à travers des installations balnéaires peu engageantes (Sidari notamment), et peu fréquentées, d'autant que la météo n'est guère favorable. Plus à l'est, le relief revient et le calme avec. Nous faisons une sortie jusqu'à un petit village de pêcheurs tranquille, Kouloura, deux restaurants, quelques bateaux, un banc et un lampadaire, pas grand chose à y faire, mais c'est reposant. Par contre, notre dernier objectif de la journée de monter jusqu'au point culminant de l'ile, Pantokrator, son monastère et ses 960 mètres, tombe à l'eau tandis qu'un rideau de pluie s'abat sur les pentes de la montagne.
Dernier jour sur l'île, nous piquons un peu plus vers le sud, pour une petite balade autour de Gianades, un autre bourg tranquille, qui nous emmène jusqu'à la côte, quoi d'autre ? Plus tard, nous poussons jusqu'à Pelekas, un autre village perché, étroit et difficile à traverser, ce que nous faisons pourtant pour trouver un nouveau point de vue au niveau de l'église posée sur une colline. Celui-ci vaut vraiment le déplacement, avec un épatant panorama à 360° sur toute l'île. A côté siège le "Trône du Kaiser", d'où dit-on l'empereur Guillaume II aimait contempler le crépuscule. Sur ce site, un artisan local (il y en a quelques-uns de sympa dans le village en contre-bas) a posé une série de maisonnettes miniatures, élancées et colorées, qui regardent le paysage.
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