Paris - Botswana et retour

Après deux voyages en Afrique Australe par le passé (Afrique du Sud, puis Namibie), ce sera le troisième avec celui-ci qui nous emmène au Botswana, sur la trace des animaux sauvages pour lesquels ce pays, niché dans le sud de l'Afrique, entre Namibie et Mozambique est dit-on le paradis. Pour une fois, je n'organise pas mon voyage moi-même, à part pour les vols, mais fais appel à une agence. Je me suis en effet vite aperçu qu'organiser les sorties, réserver les hébergements, dans un pays où le tourisme se développe, en changeant fréquemment de lieu, et où pour se déplacer, mieux vaut souvent un 4x4, ce serait plus efficace de passer par un prestataire. J'ai donc fait appel à Africa Coeur Safarisune petit structure 
découverte à l'occasion d'un Salon du Voyage Porte de Versailles, tenue par Cécile, sympathique et efficace, et qui s'avèrera être une bonne pioche. Le voyage est préparé pour nous individuellement, tenant compte de nos souhaits, et optimisant les déplacements. De plus, la boucle que nous parcourrons, les pans à l'est, puis les parcs du nord et l'Okavango, et enfin les chutes Victoria pour finir, ménagera une montée en puissance pour les animaux, et variera parfaitement les plaisirs, et les types d'hébergements.

Comme les fois précédentes, il nous faut passer par le hub de Johannesburg, en Afrique du Sud, pour rejoindre notre destination. De plus, nous ferons escale, pour des questions de tarifs, par Amsterdam, avant de filer plein sud, nous permettant au passage d'admirer d'en haut les verts polders de Hollande

Après un vol confortable et sans histoire, nous voici dans l'aéroport Oliver Tambo, d'où nous rejoignons, non sans mal, notre hôtel Protea non loin des terminaux, la navette qui doit nous y conduire étant introuvable. L'hôtel est agréable, mais nous n'en profitons guère, devant reprendre le matin un vol vers le Botswana. C'est là que les choses se gâtent (un peu) : aucune trace du vol réservé vers Maun via Air Botswana sur les tableaux ! Les agents auxquels nous demandons des précisions nous renvoient d'un terminal à l'autre, nous courrons dans tous les sens, jusqu'à ce qu'une dame plus efficace ne nous prenne en main, nous faisant enregistrer finalement sur un vol Cimair, une petite compagnie locale, accompagnée d'une mouche du coche, un bagagiste qui nous court dans les pattes (et sur le système). Et voilà qu'au moment d'embarquer, ceux-ci nous réclament un pourboire, pour avoir fait leur travail : nous nous délestons d'une dizaine de dollars pour nous en débarrasser.

Le voyage nous emmène sur un petit avion à hélices, dans lequel une quarantaine de voyageurs s'entassent, tous blancs, pour rejoindre Maun, la "capitale" touristique du nord du pays. Après un vol longuet, notre zinc se traînant quelque peu dans le ciel, au-dessus d'un sol sec et jaune, nous voici dans le petit aéroport de Maun. Nous prenons livraison de notre véhicule pour les quatre premiers jours, une Volkswagen Polo blanche, mais voilà qu'un de nos deux bagages enregistrés manque à l'appel : nous apprenons que l'avion était complet, et qu'il n'y avait plus de place pour tout embarquer, quelques valises ou sacs ont donc été "sacrifiés". Le lendemain, les bagages oubliés arriveront bien à destination, mais le vol étant arrivé en retard, il n'y a plus personne l'après-midi dans les bureaux pour les prendre en charge, et ce n'est donc que le surlendemain que nous pourrons récupérer notre bien, en bon état heureusement.

Au retour, le trajet sera plus simple. Un premier depuis Livingstone en Zambie, dans un aéroport flambant neuf et complètement désert (seul notre vol vers Joburg part en milieu de journée), où nous arrivons même à faire enregistrer nos bagages jusqu'à Paris, auprès d'une Zambienne cette fois efficace et aimable.

L'escale de trois heures à Joburg passe rapidement, le temps de changer de terminal, de repasser des formalités de douane, et de faire quelques emplettes dans un des (beaux) magasins consacrés à des objets d'art africain, de belle facture, mais vendus bien cher dans l'ensemble. Puis le retour, direct cette fois, vers Paris se fait sans histoires et dans le temps imparti, Paris où nous retrouvons un temps frais et maussade après deux semaines de grand soleil et de chaleur.

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