Sardaigne, tops et flops
Après dix jours de vacances en Sardaigne mi-août, voici le moment de dresser un court panorama en mode Tops et Flops de l'île italienne.
Tops
L'accueil sarde
Si les Italiens sont souvent accueillants avec les visiteurs de passage, cela peut varier selon la pression touristique des lieux. En Sardaigne, nous avons toujours eu l'impression d'être les bienvenus, et été traités avec égards. Pas de froideur ou d'agacement dans restaurants et cafés, où nous fûmes des hôtes choyés. Dans les gîtes et autres hôtels, des petites attentions montrent la même considération, comme une bouteille de vin offerte par un viticulteur, ou quelques fruits et légumes du jardin proposés par un autre. Quand nous parlons difficilement italien, ils se mettent en quatre pour se faire comprendre, répétant ou utilisant des outils modernes de traduction. Ou encore cette opticienne chez laquelle nous entrons pour faire remplacer une vis sur une paire de lunettes, et qui nous fait cela fissa, en souriant, sans nous demander la moindre lire. Bref, un peu partout, nous sommes considérés comme des VIP, quelles que soient les circonstances. Ne dit-on pas d'ailleurs qu'un Italien est un Français de bonne humeur !
La gastronomie
Une de nos motivations pour des vacances italiennes est que le pays est, au même titre que notre hexagone, une référence d'un point de vue culinaire. Nous sommes en Sardaigne amenés une nouvelle fois à vérifier cet adage. Au restaurant, que ce soit dans une traditionnelle trattoria ou dans un ristorante inventif, le résultat est la plupart du temps au niveau. Au hasard des tables, un carpaccio d'espadon ou un tataki de thon, des traditionnels culurgiones (pâtes), une salade de figues ou une simple mousse au chocolat, c'est goûteux (bons produits), bien cuisiné, parfois original. Il n'y a que du côté des gelati que j'ai essuyé quelques déceptions, avant de me réconcilier grâce à une succulente glace à la pistache chez Gli Stefini à Cagliari. Côté boissons, c'est du même tonneau, en testant les crus locaux. Comme un malvasia fruité à Bosa, un original rosé Marinu à Dorgali, ou encore un rouge roboratif à Cagliari.
Les montagnes de l'est
Lors de mon séjour d'il y a dix ans, je n'avais pas poussé jusqu'à la côte Est, la plus montagneuse, avec un massif pointant au-dessus des 2000 mètres. C'est une belle découverte que de parcourir les forêts et les chemins du massif du Gennargentu ou de Supramonte. D'autant que si le balisage des chemins laisse parfois à désirer en Italie, celui de cette région est au point, avec des forestiers qui entretiennent les sentiers, et des descriptifs qui facilitent les balades, comme lors de notre petite grimpette jusqu'au sommet du monte Santu Juvanne.
Flops
Les conducteurs sardes
J'avais déjà testé l'humeur énervée des conducteurs de Sicile, je me retrouve avec les mêmes en Sardaigne, insularité oblige sans doute. Première constatation, les limitations de vitesse n'ont aucun intérêt pour les fous du volant, d'autant qu'elles sont souvent aberrantes, et que les radars restent quasiment inexistants. De la même manière, les lignes blanches semblent n'avoir qu'une fonction décorative, quelles que soient leurs fonctions. Et quand vous respectez bêtement ce type de contrainte, vous vous exposez, au mieux à une queue de poisson agacée, ou à un geste d'énervement pour vous faire remarquer que vous gênez, comme cette fois où je suis dépassé dans un virage sans visibilité (normal) ; alors qu'une voiture arrive en face à vive allure, le doubleur se rabat brutalement sur moi, m'obligeant à un coup de volant violent vers le bas côté ; mais de geste d'excuse ou de remerciement de sa part, aucun, au contraire un geste vengeur pour me signifier, sans doute, qu'il m'appartient d'anticiper ce genre de situation en me positionnant sur l'accotement lorsque je suis doublé !
Plages bondées de l'été
En été, les Italiens fuient la chaleur et se précipitent sur les nombreuses plages de l'île, qu'ils soient sardes ou continentaux. Résultat, celles-ci sont bondées dès le matin, et se garer à proximité de la mer devient une gageure, surtout aux environs du Ferragosto, la fête du 15 août. Nous apprenons donc vite à éviter ces lieux, cela tombe bien, nous ne sommes pas des plagistes invétérés. Je me contente pour ma part de faire trempette le soir venu, quand nous avons fini notre journée, souvent de marche, profitant de ce que les autochtones commencent à quitter les lieux. Un timing parfait !
Nuraghi sous la pluie
Notre première étape sarde est pour la région de Barumini, le cœur des nuraghis, ces tours caractéristique de l'ancien habitant de la Sardaigne. Mauvaise pioche, l'après-midi où nous devons visiter le site emblématique de Su Nuraghi, l'orage se met à gronder et la pluie tombe. Pas trop longtemps pourtant, c'est loin d'être trempé. Mais profitant de l'aubaine (?), le personnel en charge du site nous avertit que le site est fermé car trop glissant (hum...) et qu'il ne rouvrira pas. Voilà donc une rare déconvenue dans notre découverte de l'île.


Commentaires
Enregistrer un commentaire