Dans les bois péri-parisiens

Été 2025 : tandis que le mercure grimpe, nous allons trouver refuge dans les forêts autour de Paris pour marcher au frais, ou presque : au programme, celles de Saint-Germain (Yvelines) à l'ouest, de Meudon (Hauts-de-Seine) au sud, et le Bois-Saint-Martin à l'est.

 

Nous prenons le RER jusqu'à la station de Maisons Laffitte, pour une grande rando de 18 kilomètres, entamée dans le vaste parc de Maisons Laffitte. Ce parc de 300 hectares autour du château fut loti au 19ème siècle suite à la vente par son propriétaire, pour y faire construire selon un strict cahier des charges des maisons dites de campagne. C'est toujours le cas aujourd'hui, et de confortables maisons, plus ou moins ostentatoires, jouxtent les avenues très boisées qui s'échappent depuis quelques places pivotales, dont la place Napoléon au nord. Le parcours est un peu contraint par le grand Centre Hippique qui gère un large espace sur la lisière la plus septentrionale.

De là on rejoint la forêt de Saint-Germain, passant devant le Pavillon Royal de la Muette, naguère relais de chasse de François Ier, puis reconstruit dans le même but par Louis XV qui l'utilisait au cours de ses chasses, comme après lui Louis XVI, puis Napoléon Ier et Napoléon III. Abandonné, il est complètement rénové par des particuliers à partir de 2020, et rouvert en 2024 pour des événements privés. Le commun des mortels ne peut donc l'admirer qu'à travers les grilles du domaine, ou attendre les Journées du Patrimoine pour le visiter une fois l'an. Dans la forêt, nous débusquons un sanglier, puis traversons le village de Mesnil-le-Roi où nous espérons nous rafraîchir, mais tout est fermé ce dimanche. Nous arrivons desséchés par le Rond Royal à l'extrémité nord du Parc du château de Saint-Germain, où coup de chance nous pouvons remplir nos gourdes à un point d'eau. Nous descendons jusqu'au château sur une paire de kilomètres, profitant de la large vue sur l'Ouest parisien, la Défense, la Tour Eiffel, avant de passer devant le château dans un Saint-Germain-en-Laye bondé, et reprendre notre train de retour.

 

 

Quelques semaines plus tard, avant d'aller rendre visite à notre fille chez elle à Châtillon, c'est le parc de Meudon que nous découvrons. Depuis la Route de la Mare et le Carrefour de l'Anémomètre, nous faisons un petit crochet par Clamart où nous sommes estomaqués par le Complexe Saint-Philippe, un superbe ensemble, avec bâtiments néo-gothiques, autrefois orphelinat et maison de retraite d’œuvres chrétiennes, désormais reprise par les Apprentis d'Auteuil pour y implanter collège et lycées, maison d'enfants et service d'accueil d’urgence, dans un magnifique cadre, dont nous ne voyons que quelques bribes depuis l'entrée.

De retour dans la forêt, nous passons devant un modeste dolmen avant de longer les étangs de Garenne et de Trivaux, puis de rejoindre le Petit Clamart par le "Tapis Vert", longue trouée réalisée par Le Notre à la demande de Louvois pour offrir une grande perspective depuis son château construit sur la terrasse de Meudon. Puis de revenir par un étonnant Jardin des Éphémères, cimetière arboré et champêtre qui ressemble davantage à un arboretum.

 

Dernière sortie vers l'est, à la jonction des 93 et 77. Partis de la gare RER des Yvris à Noisy-le-Grand, nous faisons un grand tour du Bois Saint-Martin et du Bois de Célie voisin. Du côté d'Emerainville et de la Malnoue, le parc de l'Ancien Monastère propose un espace vert doté d'un petit étang, tandis que l'ancien château a muté en grande opération immobilière pas du meilleur effet. Un peu plus loin, l'étang du Bois Célie s'étale de tout son long sur près d'un kilomètre, faisant le bonheur des pêcheurs du coin. Sur le chemin du retour, l'ancienne propriété de la famille Petiet reste bien abritée derrière sa double clôture, désormais propriété de la région, comme l'ensemble du bois qu'elle a acheté vers 2020 après des lustres de discussions. 



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