Escale angevine
Sur la route de La Rochelle, nous faisons escale à côté d'Angers, à Bouchemaine, où nous sommes accueillis par ma cousine et son mari, habitants de longue date de cette région, dans leur belle maison sise sur un coteau dominant justement la Maine. Le lendemain matin, nous enfourchons des vélos, musculaires ou électriques, c'est selon, pour aller longer la Maine, puis la Loire. Du côté du quai de la Noé, quelques belles terrasses donnant sur la rivière donnent envie de s'attarder, mais nous continuons en longeant la rive. Un peu plus loin, la Pointe marque la confluence avec la Loire. La distance avec la rive d'en face double d'un coup, tandis que des bancs de sable font leur apparition, rappelant la propension de la Loire à s'ensabler, et la lutte continue qui doit être entreprise pour limiter le phénomène. Il n'en reste pas moins que déjà là, la Loire n'est plus navigable, comme le prouve l'absence totale de bateaux. La Pierre Bécherelle à Epiré est un des jalons du chemin ligérien, c'est un rocher de schiste, haut de 15 mètres, qui trône là depuis plus de mille ans, puisqu'il était déjà décrit dans un acte de propriété de 1009. Il tenait lieu selon les époques de limite entre deux fiefs, de poste d'observation ou de lieu de perception de droits.
Nous rejoignons Béhuard, but de notre balade vélocipédique, une île sur la Loire qui est aussi une commune, entre les coteaux de Savennières et de Rochefort. Son origine date aussi d'il y a près de 1000 ans, et du chevalier Buhard, d'où le nom. Vers 1470, Louis XI y fait ériger une chapelle dédiée à la Vierge pour la remercier de l'avoir sauvé d'une noyade dans la Charente. C'est un lieu étonnant, juché sur un rocher que l'on retrouve aussi à l'intérieur. Un escalier raide en pierre permet de profiter d'une vue surélevée du joli village qui l'entoure. Avec son étroite ruelle principale pavée (dans laquelle une camionnette de livraison se retrouve coincée lors de notre visite), il dégage beaucoup de charme, tout en restant vivant, avec sa centaine d'habitants permanents. On a échappé aux échoppes de souvenirs, même si l'été, le lieu est assez couru, comme l'indique la taille du parking à l'entrée. Tous les ans, un pèlerinage marial très fréquenté y attire les fidèles pour le 15 août, perpétuant la tradition des bateliers qui s'y réunissaient déjà il y a plusieurs siècles. Une halte sympathique sur notre chemin rochelais.
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