Back to New York City
Lorsque nous avons cherché un logement pour ce début novembre sur New York, la recherche fut plus difficile qu'anticipé. Très peu d'offres intéressantes, ou alors à des tarifs prohibitifs. Nous qui avions nos habitudes dans Brooklyn en lisière de Manhattan devons nous éloigner un peu pour trouver un logement accueillant 4 personnes. Ce sera à Bedford Stuyvesant (Bed Stuy pour les intimes), plus à l'est, mais non loin de la ligne de métro A/C qui pourra nous emmener fissa vers le centre ville. Le quartier est disons hétérogène. La grouillante Fulton Street sur laquelle débouche le métro est populaire, essentiellement noire de population, bordée d'échoppes bon marché et de fast food. Deux blocs plus loin, le climat change : des rangées de beaux "brownstones" s'alignent, parfois en pleine réfection, et l'on retrouve l'ambiance plus feutrée des beaux quartiers de Brooklyn. Le quartier est en pleine mutation, la population exclusivement noire jusque là se diluant progressivement avec l'arrivée d'habitants fuyant la spéculation immobilière et les prix délirants plus à l'ouest. C'est le cas des propriétaires du brownstone que nous louons, et qui s'avèrent être des Français, installés à New York depuis une dizaine d'années : un couple travaillant sur place (lui dans la communication, elle chez L'Oréal, où j'avais failli être recruté il y a 15 ans) avec ses 2 enfants, qui ont acheté à Bed Stuy il y a peu. Ils louent le rez-de-jardin, un des quatre niveaux de leur maison mitoyenne toute en hauteur, à des visiteurs de passage. C'est un appartement assez spacieux, surtout pour les critères new-yorkais, un peu sombre - pas grave, la nuit tombe tôt en cette saison - et plutôt agréable, où nous ne passerons pas beaucoup de temps de toute façon, juste y prendre le petit déjeuner et parfois le dîner. Nous voilà réunis en ce lundi soir, les enfants ayant transité par JFK (et Francfort !) pour arriver à peu près en même temps que nous. Quelques courses de subsistance pour les jours à venir, nous ne ressortirons pas le soir venu (jet lag oblige), l'exploration des restos branchés qui commencent à se développer dans le quartier, ce sera pour un autre soir.
Commentaires
Enregistrer un commentaire