New York Out of the Box, day 4 (Bushwick)
Une matinée spongieuse, pluie grisâtre plombant le ciel de Downtown Brooklyn, nous a "contraints" à un peu de shopping, des bouquins chez Barnes & Noble, des vêtements chez Gap, un peu de tout chez Macy's. Heureusement, le soleil refait son retour, et nous repartons l'après-midi, en bus cette fois du côté d'un autre quartier de Brooklyn, celui de Bushwick, réputé pour sa branchitude et ses fresques murales. Le trajet traverse les quartiers noirs, c'est assez évident quand on remarque que, bien calés au fond du bus qui enfile les rues vers le nord, nous sommes bel et bien les seuls Blancs dans le véhicule. Comme souvent à New York, le climat change d'un block à l'autre, et l'arrivée dans Bushwick se traduit par une latinisation quasi instantanée, restos et magasins indiquant le changement. Nous sommes avant tout venus pour les fresques, dans ce quartier qui mélange les coins branchés, boutiques coquettes et bars à bières, et des entrepôts où s'activent quelques manutentionnaires costauds. Les peintures murales ont proliféré, souvent avec talent, dans quelques rues. Un animal étrange pointe sa tête au-dessus de hauts murs de brique ; deux mains se serrent avec ferveur ; des personnages aux couleurs pop amènent de la gaîté dans la rue ; un ours affronte une guêpe géante, peut-être pour un pot de miel ; des yeux inquisiteurs vous dardent sur le pavé d'en face. Toutes ces couleurs, tous ces personnages changent l'ambiance du quartier, qui en devient vivant, gai, coloré, attractif. Voilà qui ne va pas tarder, si ce n'est déjà entamé, à attirer investisseurs et habitants à pouvoir d'achat confortable.
Nous retrouvons par hasard au coin d'une rue les enfants venus se balader dans les mêmes contrées. Nous faisons une halte dans un resto-bar renommé du coin, le Roberta's. C'est la tombée de la nuit, il est encore tôt et l'endroit est presque désert. Les grandes tables en bois attendent la foule vespérale, quelques loupiotes posent une ambiance feutrée, de curieux bancs sont conçus à base de snow ou de skateboards. Bière et cidre artisanaux au menu pour se désaltérer : plus de 10 dollars chacune des canettes en alu dans laquelle ils sont servis, pas de doute, la clientèle cible a des revenus confortables ici, et le quartier est donc bien en plein changement.
Retour en métro avec un stop à Williamsburg histoire de faire quelques emplettes alimentaires pour le repas du soir : un Whole Foods (hélas récemment racheté par Amazon) fera l'affaire. Comme toujours, c'est plutôt cher, mais bon, et le décorum bien pensé donne envie de tester de nouvelles saveurs.
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