Tenerife - Gomera via le Teide

Au milieu de notre séjour est prévu un saut sur l'île voisine de La Gomera, que nous rejoignons en voiture (notre Kia de location) et en ferry. Comme nous avons le temps, nous évitons l'autoroute de la côte pour prendre le chemin des écoliers via le centre de l'île. Mais avant cela, nous faisons un stop sur le trajet ... chez Décathlon, histoire de remplacer une paire de chaussures de marche défaillantes. Puis nous grimpons à travers la forêt de pins canariens par la TF-24 qui nous permet vite de saisir des bribes de vues sur le pic du Teide au loin. Puis le paysage devient plus aride, les arbres cèdent la place aux broussailles et à la terre ocre, nous entrons dans le Parc du Teide, stratovolcan qui culmine à 3718 mètres, et même à 7500 si on compte sa hauteur depuis le fond océanique, le point le plus haut d'Espagne. Au détour de la route se profile juste en face les tours blanches de l'Observatoire Astronomique, une vision de science-fiction style Dune ! On se rapproche progressivement du pied du volcan, dans un paysage qui devient plus chaotique aux abords de la vaste caldeira qui tapisse le pied du pic. Nous nous arrêtons pour faire un rapide tour à pied, jusqu'aux confins de ladite caldeira, nous faufilant entre cheminées de basalte et buissons épineux, tandis que devant nous, le Teide se dresse 2000 mètres plus haut, coiffé de son antenne blanche. Nous ne ferons que l'admirer de loin, nous y étions déjà montés en 2007, en téléphérique, et n'avons guère le temps d'y retourner, à pied ou en télécabine. D'autant qu'il y a foule, et que l'attente doit être longue.

Puis nous redescendons vers le bord de mer jusqu'à Los Cristianos, où nous prendrons notre ferry pour changer d'île. Quel contraste que cette station balnéaire bétonnée et surpeuplée, entre boutiques et touristes en goguette, un vrai cauchemar ! Nous trouvons vite le parking du port où nous attendons en pique-niquant dans la voiture notre embarquement. Il y a deux compagnies qui assurent la liaison, la norvégienne Fred Olsen et l'espagnole Naviera Armas, que nous avons choisie pour rester local. L'embarquement se fait sans histoires, juste ne pas oublier le frein à main sur le bateau ! Il n'y a pas trop de monde à bord, nous trouvons une petite place sur l'étroit balcon qui seul permet de mettre le nez dehors. La mer est calme, il n'y a pas de vent, la traversée ne dure qu'une petite heure, durant laquelle nous aurons la chance de voir, au loin, quelques cétacés qui jouent à saute-dauphins. Le débarquement à San Sebastian de la Gomera se fait fissa également, nous voilà pour trois jours à la Gomera.






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