Quieta tranquila Gomera
Nous voici pour 3 jours et 4 nuits sur la petite île toute ronde de la Gomera. Depuis le port de la capitale San Sebastian, très tranquille, de l'île, nous rejoignons en nous perdant un peu dans l'entrelacs de rues qui serpentent à flanc de falaise, notre appartement perché sur les hauteurs et dominant la ville. Celui-ci est pourvu d'une vaste terrasse, bien équipée (table basse pour l'apéro, table classique pour manger, transats et parasol), agrémentée de plantes, et qui offre une vue magnifique sur la ville et son port, la mer d'un côté, les montagnes du centre de l'île qui pointent leur nez de l'autre. L'intérieur est fonctionnel, confortable, tout pour passer un bon séjour, d'autant que la météo sera bien ensoleillée durant la grande partie de notre passage gomérien.
Nous allons faire quelques courses "en bas" : les commerces de la "capitale" sont réduits au minimum, un petit Spar comme partout aux Canaries (les touristes allemands sont le premier contingent), une bonne pâtisserie (dulce de leche), un petit épicier qui propose fruits et légumes de qualité, quant au boucher, il sera fermé chaque fois que nous passerons devant sa boutique. Le jour suivant, nous parcourons en mode visite la petite ville, que nous rejoignons par les multiples escaliers qui dégringolent depuis les hauteurs entre les bâtiments, non sans proposer quelques pièges en forme de cul-de-sac. Le patrimoine est modeste, se résumant pour l'essentiel à une rue, la Calle Real, sur laquelle quelques maisons colorées s'alignent, certaines en réfection, ainsi que l'église de ND de Asuncion, de style manuélin et gothique, avec un bel intérieur en bois finalement plutôt sobre pour les Canaries ; plus loin, la Casa Colon, une modeste maison aménagée en mini-musée, rappelle que La Gomera fut une escale fréquente pour Christophe Colomb en partance pour les Amériques. Vers le bord de mer, la promenade des Allemands, évidemment bordée de palmiers, passe devant la Torre del Conde, bastion défensif médiéval de la ville, un peu trop retapée et repeinte à neuf.
Une autre fois, nous partons dans l'autre sens, sur les hauteurs de la ville, jusqu'au petit phare qui la domine. Plusieurs immeubles collectifs plutôt agréables à première vue, quelques villas aux jardins fleuris, avant de gagner une zone pelée au-dessus de l'océan, avec en perspective un vilain complexe hôtelier dont la construction a visiblement été abandonnée.
Au retour, nous nous arrêtons pour un apéro (le gin & tonic du séjour !) au Parador de l'île. Cette chaîne d'hôtels de luxe, emblématique de l'Espagne, s'installe toujours dans des lieux remarquables, bâtiments anciens et vues panoramiques. Celui-ci ne déroge pas à la règle, sis dans un palais vieux de deux siècles, aux pièces d'apparat meublées façon salon bourgeois. Après avoir consommé dans un patio bien abrité, nous parcourons le magnifique jardin qui borde la falaise, tandis que la silhouette de Tenerife et de son Teide s'offre à notre vue au loin.
Une seule sortie resto à La Gomera, à l'Ambigu, sur une placette non loin de la mer. Si le service est un peu approximatif, le contenu des assiettes ne l'est pas, ni ambigu d'ailleurs : mon riz à l'encre de seiche est excellent, le leche asada (sorte de crème brûlée) tout autant, comme le vin blanc Letargo, toujours du local.
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