Un peu de Bourbon sur la route
Le lendemain, nous prenons une bonne heure pour faire le tour de la ville. Les Thermes bien sûr, calmes en ce dimanche matin, avec de beaux bâtiments aux couleurs pastel et aux ferronneries ornées qui logent les curistes, encadrés par quelques sympathiques demeures bourgeoises. Un peu plus loin, par de petites rues, l'on rejoint la partie médiévale de la ville, avec son château-fort du XIIIème, dont la haute silhouette domine la ville depuis son éperon barré. Ses dimensions imposantes montrent l'importance de ce fief féodal à l'époque, avec ses tours cylindriques surélevées, dont la joliment nommée "Qui-Qu'en-Grogne" , ainsi baptisée dit-on pour rabattre le caquet des bourgeois ronchons de l'époque du Duc Robert de Clermont, réfractaires à sa construction. Sur le chemin du retour, la rue de la République nous montre aussi l'envers du décor, tel cet ancien hôpital et cette Maison de Retraite à l'abandon, livrée aux herbes folles, qui rappelle combien ces petites villes de l'intérieur ont souvent du mal à survivre, malgré une riche histoire.
Nous repartons donc, pour la suite d'un voyage qui ralentit quelque peu en entrant dans la Creuse, un de ces départements du vide central français : le désenclavement est en cours avec la transformation d'une nationale en autoroute, gratuite bien sûr. Nous arrivons un tout petit peu trop tôt puisque celle-ci doit ouvrir dans quelques jours à peine. Et en attendant, nous perdons un temps fou à emprunter une superbe route ... à une voie, sans possibilité de doubler et avec une limitation à 70 km/heure. On trépigne d'impatience dans le cortège de voitures qui se traînent, respectueux de la signalisation, sur une soixantaine de kilomètres jusqu'à La Souterraine. Nous retrouvons nos repères du côté de Poitiers pour rejoindre sans encombres notre havre rochelais pour la première semaine de septembre.
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