Triple triple en Forêt Noire

Un séjour en Alsace est souvent l'occasion d'aller voir ce qui se passe de l'autre côté de la frontière orientale, et celui d'août 2022 ne déroge pas à cette habitude. C'est encore une fois du côté des territoires viticoles autour d'Oberkirch que nous nous dirigeons, et c'est pour moi la troisième fois en une année. Mais je varie les plaisirs, en l'occurrence les moyens de transport, les accompagnants, en plus de la période de l'année. En automne dernier, c'était à vélo, en compagnie de ma sœur, pour une virée cyclopédique, au cours de laquelle nous avons même dormi à Oberkirch. Ce printemps, c'était avec mes parents et en voiture, puisque ceux-ci ne sont hélas plus en mesure de marcher ou pédaler. Et cette fois, en été donc, c'était avec mon épouse, et à pied, pour arpenter les pentes douces des vignobles, et donc achever une sorte de triple triple (un scrabbleur dirait un nonuple) en Forêt Noire. Par une nouvelle chaude journée d'été, nous laissons notre véhicule dans la vallée, au niveau du petit village de Ringelbach, avant de monter sur le flanc oriental de la vallée par la forêt. Un peu plus loin, nous trouvons pour déjeuner une coquette aire de pique-nique au milieu des vignes, avec un banc incliné, coloré en bois peint par les habitants, pour faire une éventuelle sieste post-prandiale. Nous redescendons dans la vallée au niveau de Waldulm, pour remonter sur l'autre flanc, toujours dans le vignoble. La guinguette en self-service, qui proposait les fois précédentes rafraichissements et schnaps, est cette fois fermée, les proprios doivent être en vacances. Nous descendons ensuite jusqu'aux confins de Oberkirch, sous un soleil devenu très chaud dans l'après-midi, avant de remonter jusqu'à notre point de départ après une boucle de 17 kilomètres. Au retour, un arrêt à Oberkirch nous permet de reprendre des forces avec eau pétillante, glace italienne et pâtisseries dans une bonne Konditorei de la grand-rue.

Une autre virée ultra-rhénane sera pour emmener, en voiture, mes parents prendre l'air de l'Allemagne. Pas grand chose à en retenir, sauf que sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à la maison d'Illkirch, celle où j'ai vécu douze ans de ma vie d'adolescent et jeune adulte, et mes parents cinquante années de la leur. Maison qu'ils ont vendue il y a quelques années, et qui a été profondément modifiée depuis. Les propriétaires ne sont pas là, mais nous pouvons nous aventurer jusque dans le jardin, désormais doté d'une piscine, pour apprécier les changements, pas tout à fait finalisés d'ailleurs.







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