Lugano si, Locarno no !

Depuis Bellinzona, les lacs ne sont qu'à quelques encâblures, vers le sud-ouest pour Locarno et le Lac Majeur, vers le sud-est pour Lugano et son lac éponyme. C'est du côté de cette dernière que nous commençons notre virée méridionale. C'est déjà une grande ville (60.000 habitants), et pourtant elle a du charme. Grâce à la proximité du lac bien entendu, avec le parc Ciani dont la grille de fer ouvre sur les eaux, à ses opulents immeubles et hôtels luxueux, à ses boutiques chic. Et en même temps, c'est une ville dynamique, vivante, ouverte à la modernité, puisque des architectes contemporains ont pris la main ici et là.

L'après-midi, nous nous rendons sur les hauteurs de la ville, jusqu'au village de Brè, au pied du Monte Brè, le long d'une route sinueuse flanquée de propriétés haut de gamme avec vue sur la mer. Nous finissons la montée à pied jusqu'au mont lui-même, et à un restaurant en surplomb du lac pour un splendide panorama : le lac aux multiples circonvolutions apparaît et disparaît selon les angles de vue, au nord la pointe suisse, juste en-dessous Lugano, plus loin la partie italienne. Il n'est pas trop tard, nous entamons une seconde balade au-dessus du village, dans la vallée du Cassone, pour découvrir de nouveaux points de vue encore un peu plus haut, au détour du chemin forestier. Comme souvent, l'on s'arrête au retour pour le traditionnel break "dessoiffage", un "schorle", la boisson locale, jus de pomme pétillant bien désaltérant. Le village de Brè est quant à lui joli, très apprêté, la bourgeoisie locale doit y avoir ses entrées comme l'indiquent musées, œuvres d'art éparses et boutiques d'artisan.



Le surlendemain, direction Locarno, vantée par les guides comme la perle des lacs suisses, au bord du Lago Maggiore. Cruelle déception, le bord du lac est très quelconque, la Piazza Grande, le cœur de la ville, est encombrée par des stands et des tentes d'une récente manifestation, la vieille ville est petite et encombrée, les voitures peuvent même y circuler, les boutiques sont destinées aux touristes, et les alentours sont bien laids dès que l'on sort de l'hypercentre. Nous nous échappons vite de ce purgatoire, et longeons le lac vers le Sud. L'objectif est très prosaïque, faire le plein en Italie, et échapper aux tarifs exorbitants de l'essence suisse, tout en jetant un œil aux abords du lac. Notre activité auto-économique accomplie en arrivant au premier stop après la frontière, allons voir ce village de Cannabio. Belle surprise, la promenade au bord du lac est  très agréable, maisons colorées, un petit port, de belles terrasses, un marché d'été même qui propose des produits locaux aux nombreux touristes, presque tous allemands ou suisses alémaniques. Nous faisons le plein de fromages, de pâtisseries, de miel, etc... Quel plaisir de retrouver un petit bout de "vraie" Italie après 5 ans de disette !








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