Bellinzona, piccola Italia
Bellinzona, voilà un nom de ville qui m'a toujours fait rêver, allez savoir pourquoi, la "belle zone", pas très glamour pourtant ... Bref, nous voici dans la capitale administrative du Tessin, le canton italophone de la Suisse, dans la vallée débouchant plus loin sur les premiers des lacs italiens. Moins réputée que ses voisines lacustres Lugano et Locarno, Bellinzona vaut pourtant le déplacement, notamment pour ses 3 châteaux qui se complètent. Le plus imposant, celui de Castelgrande, est situé dans le centre historique, et remonte à un millénaire. La balade vaut vraiment la peine, le long des enceintes crénelées qui offrent des échappées vers les contreforts de la vallée, flanquées de deux tours (Nera et Bianca), tandis que l'esplanade engazonnée offre un contrepoint vert aux murailles grises. On peut prolonger la promenade en empruntant la pente douce d'un des contreforts du mur, environné de vigne, qui s'enfonce dans la ville en la survolant.
Après ce tour des châteaux, il est l'heure de parcourir le petit centre de Bellinzone. On se croirait en Italie, parce que tout le monde parle italien, qu'on y trouve trattorias et glaciers, et que la place de l'église SS Pietro et Stefano, les maisons colorées, le Palazzo Civico ressemblent parfaitement à ce que l'on voit plus loin au sud, à Bergame par exemple.
Nous logeons dans une agréable maison sur les hauteurs de la ville, s'étalant sur 3 niveaux, et faisant face à l'important hôpital du canton. On y accède par d'étroits chemins, en longeant les vignes, à une vingtaine de minutes du centre de Bellinzone. Dans celui-ci, je détecte comme à chaque occasion le brasseur de bières locales, ici Il Fermento, où je déguste une bonne IPA du cru.
Depuis Bellinzona, nous dénichons une dernière rando suisse pour bien finir notre séjour, dans la vallée de Biasca. Nous empruntons la télécabine de Malvaglia pour rejoindre le mignon village de montagne de Dagro. De là, un sentier pentu grimpe dans la forêt jusqu'à l'alpage et au refuge en pierre de Prou. Depuis la table extérieure où nous pique-niquons, la vue sur les deux vallées qui se rejoignent vaut l'effort de la raide montée. La balade continue dans les alpages jusqu'à l'Alpe di Ciou (2003 m), parmi les maisons de pierre qui devaient abriter les bergers d'antan. La descente est tranquille, et nous avons encore le temps de flâner parmi les chalets de vieux bois à Dagro, puis de boire un coup à Sass Malt, juste au-dessus de l'arrivée du téléphérique. Dans la cabine de retour (4 places), nous bavardons avec une Suissesse des Grisons voisins, laquelle parle parfaitement les 4 langues du pays, allemand, français, italien et même romanche (une variante de l'italien, parlée uniquement dans les Grisons).
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