
Notre 'grand' voyage de l'année nous amène ce printemps du côté des Antilles. Si nous connaissons déjà les Antilles françaises, pour avoir foulé deux fois chacunes les terres de Martinique et Guadeloupe, cela date de quelques décennies déjà, notamment pour la Martinique que nous visitâmes dans les années 80. C'est donc cette île qui est notre destination directe, mais nous y adjoindrons, histoire de trouver un peu plus de dépaysement, les deux îles qui l'encadrent, deux ex-colonies britanniques devenues indépendantes, la Dominique et Sainte-Lucie, que nous gagnerons en bateau depuis Fort-de-France. Notre confortable vol Air France nous dépose au Lamentin, d'où nous rejoignons le centre de Fort-de-France dans la soirée. Nous logeons dans l'Hôtel historique de l'Impératrice, un peu vieillot, mais séduisant, donnant sur le grand parc de la Savane, non loin du port. Avant de retrouver notre chambre pour la nuit, je vais faire un petit tour nocturne des environs. La Savane est bien éclairée, peut-être pour des raisons de sécurité, car elle connut des problèmes de mauvaise fréquentation il y a quelques années, et ses alentours sont calmes, quelques bars restant cependant ouverts le long de la rue de la Liberté. Je pousse d'un côté vers le port, puis de l'autre jusqu'à la superbe bibliothèque Schoelcher, à laquelle l'abolitionniste céda ses collections. Elle mêle divers styles, classique, Art Nouveau, byzantin, et a une histoire étonnante : c'était le pavillon de l'Indochine à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, puis elle fut démontée, envoyée en bateau à Fort-de-France, et remontée. Coup de chance, elle est encore ouverte ce soir-là vers huit heures, et je peux également en admirer l'intérieur, ainsi qu'une modeste exposition photographique. Puis, avant de me coucher, je ne peux m'empêcher de déguster un premier punch planteur au bar de l'hôtel.
Le lendemain matin, tôt levés, jetlag oblige, nous avons le temps de refaire un tour du centre de la métropole martiniquaise avant de rejoindre l'embarcadère. Je revois donc, de jour, le port, pas très avenant, et de surcroît flanqué d'une vilaine tour de béton, la Savane, aussi calme que la veille, et à nouveau la Bibliothèque Schoelcher dont les mosaïques brillent au soleil du matin.
Puis nous embarquons pour la Dominique sur un ferry de la Compagnie des Iles. Trajet de 2h30 calme, la mer est étale, les vents faibles, et nous pouvons admirer le paysage du nord de l'île qui se déploie à bâbord, passant devant Saint-Pierre sous la Montagne Pelée, quasiment dégagée, ce qui est rare.
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