11 novembre en Chevreuse
Le lendemain, délaissant la voiture, nous partons à pied vers le fond de la vallée, traversant le centre de Gif, puis Courcelle, longeant la voie ferrée (RER) avant de rejoindre Saint-Rémy-les-Chevreuse. Nous continuons vers l'ouest, sur l'ancienne voie de chemin de fer, passant le long de la Fondation de Coubertin : Saint-Rémy est en effet la ville d'origine de la famille du célèbre baron Pierre de Coubertin, qui institua les Jeux Olympiques modernes, et marqua ainsi l'histoire malgré son côté fort rétrograde. Au contraire de sa nièce Yvonne qui, héritant du domaine, y créa une université ouvrière afin de promouvoir le travail manuel. Juste à côté, la fonderie Coubertin met en pratique ces préceptes avec ses ateliers travaillant métal, bois et pierre, constituant un ensemble auquel on peut aussi associer la ferme voisine, mais qui n'est pas visitable lorsque nous y passons.
De là, nous gagnons notre destination de Chevreuse, le coquet village chic du coin, niché sous son château. Il se fait tard, il y a beaucoup de monde en ce dimanche de grand week-end, et nous sommes contents de trouver une table pour déjeuner indien au Jardin du Kashmir, et nous sustenter à coup de poulet tika, d'agneau balti, de dal et de nans, tous de bonne facture. Nous complétons par un dessert sur le pouce à l'excellente "Atelier Gato" non loin de là. Il est temps de grimper jusqu'au château de la Madeleine surplombant le village, forteresse du XIème siècle restaurée, abritant la Maison du Parc (de Chevreuse) et offrant de beaux panoramas sur la vallée, château que nous parcourons de concert avec une remuante compagnie de scout(e)s.
Redescendus dans la vallée depuis notre perchoir, nous reprenons la vallée en longeant la rivière et le canal d'Yvette par la boucle d'Ecosse-Bouton (curieux nom), puis la Promenade des Petits Ponts. Sur le canal, une vingtaine de passerelles donnent accès aux jardins des maisons côté ville, souvent d'anciennes tanneries, dont l'activité s'étendit sur plusieurs siècles, et dont il reste aussi un séchoir à peaux devenu un centre d'expositions. On passe aussi devant plusieurs lavoirs, du moins ceux qui ont résisté aux vicissitudes du temps. En tout cas, la balade est très agréable, et très courue aussi. Nous écourtons notre trajet de retour en profitant du RER pour un mini-trajet St-Rémy - Courcelle, avant de gravir le raide sentier qui nous ramène à notre gîte sur le plateau de Gif.
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