Entre lacs à Interlaken
Depuis Montreux et le lac Léman, le GoldenPass Express nous emmène à Interlaken, petite ville sise, comme son nom l'indique, entre deux lacs, celui de Thoune à l'ouest et celui de Brienz à l'est. Je m'y étais arrêté en 1976 (eh oui), lors du retour de mon voyage en train (Interrail) jusqu'en Grèce, mais n'en ai gardé aucun souvenir. Notre hébergement est un chalet-hôtel, de style familial, accueil chaleureux, chambre simple et confortable, et accès à une cuisine pour se faire sa popote, profitant au passage des boissons chaudes ou des condiments mis à disposition, bien pratique pour ne pas toujours se rendre au restaurant. Le patron nous parle en anglais, puis en français ... avec l'accent provençal, puisqu'il s'avère être français, mais travaillant depuis plus de 20 ans en Suisse, et visiblement bien content de s'éloigner des vicissitudes hexagonales ! Nous logeons un peu à l'écart du centre touristique, guère affriolant à vrai dire : une grande prairie verte guère mise en valeur, autour de laquelle ont poussé de manière désordonnée quelques grands hôtels et petites échoppes. En comparaison, notre quartier ancien "Unterseen", de l'autre côté de la rivière, est tranquille et bien plus agréable, avec sa placette et son église, et la vue sur les quais de l'Aar.
Nous partons l'après-midi pour une balade vers le lac de Thoune à l'ouest. Nous quittons la partie urbaine pour rejoindre le parc de naturel de Weissenau, bien aménagé, promenade sur planches de bois donnant sur le lac, assez fréquentée aussi. Longeant le lac par le nord, les promeneurs se font plus rares, il est vrai que le sentier ne cesse de monter sur les contreforts escarpés, offrant de belles vues, et de redescendre le long de l'onde, entre petits embarcadères et demeures au ras du lac. Ceci nous emmène jusqu'aux grottes de Saint-Béat, fermées en semaine en cette saison, et l'endroit est en effet bien calme. La falaise au-dessus de nous, empilant paroi rocheuse, resto creusé dans le roc et chutes d'eau, a de l'allure, depuis en-dessous. Nous redescendons vers la route pour récupérer un car qui nous ramènera vers Interlaken, et là, c'est un peu moins calme : les habitants du cru semblent considérer la route qui sinue le long du lac comme un succédané de circuit automobile, et la moitié des voitures qui nous passent sous le nez font vrombir leur moteur et prenant les courbes sur les chapeaux de roue, on se croyait davantage en Italie du Sud qu'en Suisse !
Le lendemain matin, c'est vers le lac oriental, celui de Brienz, que nous partons nous promener, longeant l'Aar, passant sur son joli pont couvert en bois (une spécialité helvétique, nous en verrons d'autres), dépassant les enfilades de maisons cossues se reflétant dans l'eau, jusqu'au début du lac : pas âme qui vive, pas un souffle de vent, juste un petit voilier figé sur l'eau, un banc désert, la montagne enrubannée de nuages qui semble plonger dans le lac. Rien d'extraordinaire et une impression de sérénité, est-ce cela la Suisse ?
Côté culinaire, nous déjeunons un midi au Café de Paris (pas de nostalgie de Paname cependant), qui sert des plats bien suisses pourtant, copieux röstis pour nous. Et le lendemain, dans un café-resto cosy (The Aarburg) aux produits frais concoctés sur place. Sans oublier le soir une traditionnelle excursion pour moi à la microbrasserie du quartier, Hüsi Bierhaus, pour tester la cervoise locale.
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