Oléron la grande


Les aléas sanitaires de ces vacances d'été 2020 nous ont fait une nouvelle fois nous replier sur notre base de La Rochelle. Avec une bonne semaine sur place, et notre Peugeot 5008, nous avons cette fois du temps pour explorer les environs au-delà de notre périmètre habituel. SI l'île de toute proche fait partie de nos destinations favorites, ce n'est pas le cas de celle d'Oléron qui, si elle est bien visible depuis La Rochelle, est plus longue à rejoindre, que ce soit en voiture, à plus d'une heure par le Sud, ou en bateau depuis le port rochelais. Nous voici donc parti pour le pont de l'île d'Oléron, plus ancien que son homologue de l'île de puisqu'il fut construit dès 1966 (contre 1988), le plus vieux pont reliant une île française au continent, avec ses 2,862 kms de long. Avec ses 21.000 Oléronais (hors visiteurs occasionnels) et 174 km2, c'est aussi la plus peuplée et la plus grande des îles Atlantiques devant et Noirmoutier. Mais assez de chiffres, nous voici donc sur l'île après avoir emprunté le pont et affronté quelques ralentissements pour y accéder, classique en ce mois d'août où nombre de touristes français se sont rabattus sur le littoral atlantique pour leurs vacances. Heureusement l'île est grande et permet à ses nombreux visiteurs de s'égailler dans sa nature.

Nous commençons notre tour oléronais par le versant sud de l'île, autour de Trojan-les-Bains. Le bord de mer est agréablement aménagé, une promenade bordée de villas coquettes, style balnéaire ou Art Nouveau. En descendant vers le Sud et la pointe de l'île, le paysage devient plus sauvage, des marais salants et des forêts côté terre, tandis que côté mer, la rive en face se précise, c'est la Côte Sauvage qui mérite bien son nom, tant son rivage semble n'indiquer aucune présence humaine, juste la mer et la plage bordées de grands arbres. La plage de Gatseau tout en bas est un bout du monde, qui a su resté au calme et a un petit quelque chose de tropical, avec sa forêt de pins et ses eaux bleues quasi-turquoise. Sur le chemin du retour, nous longeons en partie la voie ferrée du petit train de Saint-Trojan, qui justement dessert les plages du sud avec sa loco verte et ses wagons à claire-voie.

 

 

Plus au nord, le port de pêche actif de La Cotinière attire les visiteurs. On y vend dans les ruelles plus de souvenirs en tout genre que de poissons frais, et les bars ou restaurants sont pros d'assaut en cette fin août. Contraste à l'intérieur dans le village du Dolus d'Oléron : la vie locale suit son cours, à peine troublée par quelques touristes qui s'arrêtent, tandis que la plupart se contentent de traverser Dolus en regagnant le pont en fin de journée. Nous l'avons choisi comme point de départ pour notre rando de l'après-midi, une balade jusqu'à la côte est, et retour. D'abord à travers champs, puis vers les parcs à huîtres puisqu'Oléron est une grosse productrice d'huîtres. Le long de la route à La Baudissière, des cabanes colorées attirent l'œil. Si elles furent autrefois propriétés d'ostréiculteurs, elles abritent désormais quelques boutiques d'artisans locaux, mais l'endroit a gardé son charme, avec le canal en parallèle de la route où quelques bateaux tout aussi colorées montent la garde.





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