Osaka, les lumières de la ville

Il y a un gouffre entre le Japon traditionnel, celui des campagnes, des ryokans, et le Japon moderne des grandes villes, qui brillent de mille feux, avec un petit air de métropoles américaines. Alors quand vient le soir, c'est le moment d'aller flâner dans les rues animées des villes, à commencer par Osaka. C'est la seconde ville du Japon, 3 millions d'habitants, 20 millions avec son aire urbaine (c'est-à-dire en incluant notamment Kyoto et Kobe), excusez du peu. Nous n'y ferons que 2 courts passages, le temps d'aller voir les lumières de deux de ses quartiers. Tout d'abord celui de Shinsekai, le plus ancien, qui date d'il y a un siècle déjà, et qui tranche avec la Japon nickel que l'on voit d'habitude : déjà en arrivant du métro, on croise des ordures sur les trottoirs, certains immeubles sont un peu crades, on se croirait presque à la Goutte d'Or à Paris ! Le repère de la mini-tour Eiffel de Tsutentaku nous guide pour trouver le quartier animé, pas bien grand, quatre ou cinq rues qui se croisent. Pas de luxe ostentatoire, pas énormément de monde non plus, juste quelques modestes bars et restos, l'impression que le quartier vivote tant bien que mal, sans certitude sur son futur. Un peu plus loin, un cinéma à l'ancienne, architecture Art Déco, présente des films à l'aide d'affiches dessinées, la tête de pont étant une demoiselle dénudée qui fleure bon les années 50. Mais le plus étonnant reste ces devantures qui attirent le chaland avec des reproductions gigantesques, et en relief, des animaux marins qui vont peupler vos assiettes, ici un poulpe, là encore un crabe du Japon. La nuit venue, les lumières s'allument et les rues retrouvent un peu de lustre, tandis que l'on se balade sous un fugu géant dans l'axe de la tour Tsutentaku.
 




Autre quartier d'Osaka, autre ambiance. Dotonbori est bien plus glamour que Shinsekai, surtout en ce samedi soir où toute la jeunesse locale est sur son trente-un pour sortir. Sa longue rue s'étend sur plus d'un kilomètre, alignant les restos bondés, les bars branchés, les hôtels chic ; l'on retrouve ici aussi les crustacés géants s'agitant sur les façades. La rue longe le canal du même nom, curieusement moins exploité, malgré l'attrait de l'eau. Mais tout cela fait un peu artificiel, et je préfère à tout prendre le côté rétro de Shinsekai.






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