Casablanca et sa mosquée atlantique
Quand on parle Maghreb, on pense tout de suite Méditerranée. En oubliant le Maroc qui, s'il a une petite fenêtre sur la Méditerranée, a aussi une longue façade sur l'Océan Atlantique. Casablanca en est bien entendu la métropole, mais on s'aperçoit vite qu'elle n'est pas naturellement ouverte sur la mer. Un port excentré et séparé de la ville, tandis que le centre-ville tourne le dos à l'océan. Ce n'est que récemment qu'elle redécouvre que l'océan la borde, et c'est la mosquée Hassan II qui illustre le mieux ce nouveau tropisme. Le bord de mer est encore en plein aménagement - une marina va bientôt voir le jour - et ne ressemble pas à grand chose pour l'instant, mais la mosquée joue le rôle de phare avec son minaret impressionnant, perché à 200 mètres quand même, comme le reste de l'édifice : troisième plus grande mosquée du monde, finie il y a plus de 20 ans déjà, comptant 25.000 places pour les fidèles, elle marque le paysage maritime environnant, émergeant de la brume ou des embruns selon les moments. Architecture rigoureuse, presque sobre, à l'extérieur en tout cas, puisque je n'ai pas eu l'occasion de visiter l'intérieur, accessible à des horaires restreints seulement. Poursuivant la côte, on tombe sur un ensemble bureaux / résidences tout neuf qui n'a pas encore vraiment trouvé sa place sur l'océan, alors qu'un plus loin, après avoir dépassé quelques pêcheurs à la ligne qui tentent leur chance dans le vent et les vagues, le port industriel ne fait rien pour attirer l’œil.
Quittant l'Atlantique, l'on retourne vers le centre par la vieille ville. Rien à voir avec les labyrinthiques médinas de Marrakech ou d'autres villes, celle-ci est réduite en superficie, pas très attirante non plus, peu de commerces, peu d'animation, touriste passe ton chemin. La place de Bab Marrakech, qui tient lieu de point de passage avec la ville moderne, semble plus intéressante et animée. Je remarque les fresques murales originales qui ornent les murs de la médina. En continuant mon chemin vers l'ouest, j'arrive dans le quartier d'Anfa, la partie résidentielle de Casablanca, de grandes et belles villas qui accueillent les gagnants de la nouvelle économie marocaine, pendant que les perdants vont s'entasser en périphérie.




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