Au pays du yin et du yang



Une semaine en Chine, histoire de découvrir un pays incontournable (comme on dit trop souvent et mal à propos), que je n’avais fait qu'effleurer lors d'un déplacement professionnel à Pékin il y a 7 ans. J'ai envie de voir à quoi ressemble la Chine moderne, et Shanghai est sans doute la porte d'entrée pour cela, et de dénicher où/si la tradition subsiste encore, dans la grande ville ou dans ses environs. Après 12 heures de vol depuis Paris, l'atterrissage le lendemain matin est l'occasion d'un premier aperçu depuis les airs. La côte de Mer de Chine est striée de quais, de containers, de cargos, de hangars, l'Empire du Milieu le bien nommé, tant il est vrai qu'il est désormais le centre du monde, au moins du monde commercial, est dans les starting-blocks, prêt à envahir le monde de ses créations et de ses copies. Mais ce qui impressionne le plus en phase d'approche de l'aéroport, ce sont les innombrables tours qui piquettent la banlieue de Shanghai, une forêt de grosses allumettes posées par paquets ; je lirai un peu plus tard qu'il y a la bagatelle de 5.000 tours (cinq mille, si, si ...) dans l'agglomération, il est vrai qu'il faut bien loger quelque part ses 35 millions d'habitants, et que le mode vertical est le plus efficace pour cela.

L'aéroport de Shanghai est situé à l'est de la ville, et un métro permet de rejoindre le centre. Premier contact avec la ville, métro moderne, impeccable, bilingue, la Chine vue comme cela semble facile, mais je sais que ce n'est qu'une vue partielle et déformée. Mon hôtel est situé non loin de la Place du Peuple, le centre récent, mais aussi du Nanshi, la partie la plus ancienne. A mi-chemin donc entre tradition et modernité, puisque la Chine semble bien balancer entre  ces 2 visages. Si Shanghai représente surtout la vitrine occidentale du pays, comme le montre le "skyline" le long du fleuve, elle garde des traces de la vieille Chine. Tout d'abord par le biais des nombreux temples qui balisent la ville : taoïstes, bouddhistes, confucianistes sont les principales croyances, et la ferveur est réelle, même si elle ne concerne sans doute qu'une minorité des habitants. Dans les temples, les fidèles se prosternent, prient, offrent, vivent leur foi, au milieu de l'encens. Les 3 cultes paraissent cependant proches à un profane athée comme moi, au point que j'ai du mal à distinguer dans quelle confession j'évolue.
 



La frontière ancien / moderne apparaît à chaque coin de rue :
- organisation impeccable à certains endroits (cf. métro) vs. désordre et cohue ailleurs
- propreté vs. saleté : des rues principales nettoyées avec assiduité, des toilettes partout, et aussi des immondices dans certains quartiers, ou les gens qui crachent avec constance dans la rue (une tradition difficile à extraire ici)
- riches vs. pauvres : restaurants chics aux tarifs occidentaux, voitures occidentales de qualité, vêtements soignés vs. bouibouis sur le trottoir, scooters dans tous les sens
 

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