Sites antiques, de Mycènes à Mystra via Delphes
Impossible de passer une quinzaine en Grèce sans visiter l’un
ou les autres de ses sites antiques, surtout dans le Péloponnèse si riche de
son histoire. Mais pour ne pas saturer (quand du moins l’on n’est pas un
amateur éclairé d’Antiquité grecque), il convient de bien choisir ses sites,
tellement l’éventail est large. Notre panel va donc de se limiter à 3 d'entre eux,
éliminant de notre itinéraire d’autres grandes étapes, telles Epidaure ou
Olympie, déjà visitées lors de voyages antérieurs. Je jette mon dévolu sur
trois sites (dont deux que je ne connais pas encore), couvrant plusieurs époques
bien différentes : Mycènes, la ville mythique d’Agamemnon, datant de 1300
av. J-C, période pré-classique ; Delphes, le joyau de la période classique (vers le IVe siècle avant notre ère) ; Mystra, beaucoup plus récente (construite au XIIIe
siècle), de la période byzantine.
Dans l’ordre de notre circuit, c’est par Delphes que nous
commençons, une visite effectuée le soir en fin d'après-midi, puisque le site ferme à 20h,
et que cela nous permettra d’éviter la foule (et la chaleur) de milieu de
journée, et de profiter d’une plus belle lumière. Et effectivement, le musée et
le site
archéologique sont loin d’être bondés, on est presque tranquille en cette mi-juillet. Le musée d’abord, qui met bien en valeur les objets et œuvres d’art trouvées sur le site, dont le célèbre Aurige en bronze, et qui permet de les replacer dans leur contexte, un très utile prologue au parcours entre les vieilles pierres. Le site lui-même est magnifiquement situé à flanc de montagne, et allie l’ocre de la roche des falaises surplombant, le vert des cyprès ou oliviers alentour, le blanc des édifices de marbre. La vue sur la vallée en contrebas est saisissante, avec le théâtre et le temple d’Apollon en premier plan, et la balade par un chemin qui monte en serpentant paresseusement au début, plus raide à la fin pour accéder au stade, permet d’en profiter au mieux, alors que le soleil se cache progressivement derrière la montagne, offrant une fraîcheur bienvenue.
archéologique sont loin d’être bondés, on est presque tranquille en cette mi-juillet. Le musée d’abord, qui met bien en valeur les objets et œuvres d’art trouvées sur le site, dont le célèbre Aurige en bronze, et qui permet de les replacer dans leur contexte, un très utile prologue au parcours entre les vieilles pierres. Le site lui-même est magnifiquement situé à flanc de montagne, et allie l’ocre de la roche des falaises surplombant, le vert des cyprès ou oliviers alentour, le blanc des édifices de marbre. La vue sur la vallée en contrebas est saisissante, avec le théâtre et le temple d’Apollon en premier plan, et la balade par un chemin qui monte en serpentant paresseusement au début, plus raide à la fin pour accéder au stade, permet d’en profiter au mieux, alors que le soleil se cache progressivement derrière la montagne, offrant une fraîcheur bienvenue.

Plus au sud, en descendant le Péloponnèse, c’est Mystra qui présente
une époque plus récente de l’histoire grecque, puisque c’est un français, de Villehardouin,
qui la créa en 1249, avant qu’elle ne passe de main en main au fil des siècles,
Byzantins, Turcs, Vénitiens, Russes même, avant de tomber en ruine progressivement.
Les églises restent debout, ce sont les bâtiments les mieux préservées, le reste
est en ruine, donnant l’impression d’une ville fantôme. Là encore, le site est
à flanc de montagne, le château tout en haut, une ville haute, une ville basse.
Notre visite sera tronquée, un violent orage (de la pluie en Grèce, une première
en 8 séjours, et pas que quelques gouttes !) nous forcera à regagner notre abri
automobile, ne nous permettant de visiter que la partie haute, un peu frustrés
évidemment.
Nous finissons notre trilogie archéologique par le site de Mycènes, dans l’Est du Péloponnèse, près de Nauplie. Un site impressionnant,
surtout quand l’on pense que l’ensemble des ruines date de près 35 siècles,
excusez du peu, et que certaines d’entre elles tiennent encore bien leur place.
Comme le Trésor d’Atrée ou la Porte des Lionnes. Le Trésor d’Atrée est un
tombeau royal, composé d’une allée bordée de pierres, d’une monumentale porte,
et d’une salle intérieure en forme de ruche, qui n’est pas sans rappeler le
Panthéon de Rome, bref un ensemble incroyable. L’autre must de l’endroit est la
Porte des Lionnes, les 2 animaux trônant encore aujourd’hui au-dessus du
linteau, toujours debout tant d’années plus tard. Les remparts encerclent la
ville sur son promontoire, duquel la vue sur la montagne, la vallée, la mer au
loin, est encore spectaculaire (les Grecs choisissaient bien leurs sites !).
Le musée rassemble un nombre impressionnant de pièces, toutes récoltées sur le
site, qui montre, s’il le fallait, la qualité artistique des premiers Grecs.







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