Des Météores dans le ciel de Grèce
Les Météores en Grèce sont un endroit
qui me font rêver depuis très longtemps, avec ses monastères perchés tout en
haut de ces colonnes de pierre, semblant flotter dans l’azur. J’avais dû y
renoncer en 1976 lors de mon premier voyage en Grèce, faute de trains
desservant l’endroit. Je ne pouvais pas ne pas faire un détour par là-haut lors
de notre voyage en Grèce continentale en ce début juillet 2017.
Depuis Athènes, la route passe par la plaine de Thessalie, étendue
plate et agricole entourée de montagnes, lorsque tout à coup surgissent au loin
ces étonnants pics pierreux posés sur la plaine comme plantés par un dieu en
colère. Encore plus étonnant, en s’en approchant, on devine que la pointe de certains
de ces pics est habitée, quand l’on discerne des toits et des murs perchés tout
là-haut.
Le temps de se poser dans le village voisin de Kastraki,
lové bien au calme au pied de quelques-unes de ces épines géantes, et nous
repartons dès le lendemain matin pour une balade à l’assaut de ces monastères
tout là-haut. La chaleur est encore supportable, la pente reste raisonnable et
le sentier zigzague bien à l’ombre vers le premier monastère, celui d’Aghia
Triada qui surplombe la ville de Kalampaka en contrebas. Nous sommes
tranquilles sur le chemin, la plupart des visiteurs viennent en voiture,
même s’ils doivent encore franchir une volée de marches pour accéder au
perchoir. Nous visiterons ainsi 3 des 6 monastères visitables qui constituent les fameux Météores.
Celui du Grand Météore est comme son nom l’indique le plus étendu, le plus
fréquenté aussi : toute l’orthodoxie y défile, les cars de Russes
déversent en continu leur lot de touristes, les Roumains sont aussi nombreux,
et la cohue est permanente. Chaque monastère est
devenu une entreprise commerciale en soi : billets d’entrée bien sûr, mais
aussi échoppe de souvenirs (religieux ou pas), et à l’extérieur, baraques
vendant d’autres bricoles ou de quoi se sustenter. Et pourtant ces lieux gardent
leur magie une fois abstraction faite de ces vicissitudes des temps modernes :
églises et chapelles parfois trop brillantes et dorées, mais dans lesquelles
une fresque murale à demi délavée vous appelle parfois dans un coin plus sombre ;
jardins secrets de plantes aromatiques ou potagers ; et bien sûr vos panoramiques
sur la plaine et ses villages, ainsi que sur les autres monastères perchés un
peu plus loin. Le côté pratique est aussi intéressant : poulies et cordes
pour remonter les victuailles et autres objets de la vie quotidienne sont
encore là, mais sont largement remplacés par des câbles, sans oublier le
mini-funiculaire qui permet au pope un peu fatigué (ou paresseux) de contourner
les marches.
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| Vue sur Kalampaka |
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| Depuis Kastraki |

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| Jardin à Agia Triada |
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| Le Grand Météore |
L’endroit est magnifique, on s’en rend encore mieux compte
en délaissant le flot des visiteurs motorisés pour marcher dans ce paysage incroyable
de pitons de grès (avec un guide car il est difficile de s’y retrouver, sans
carte et sans balisage), ou encore d’attendre le soir que les cars soient retournés
à leurs hôtels pour aller guetter le coucher du soleil sur les Météores et profiter de la chaude lumière du soir.







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