Nauplie, fin de parcours

Dernière étape de notre bal(l)ade grecque, au fond du Golfe Argolique : on (nau)plie les gaules en remontant vers Athènes (pardonnez le pauvre jeu de mots). Le site est magnifique, les côtes dressent un dégradé de bleus brumeux à l’arrière-plan, pendant que la mer parsème son bleu profond de virgules blanches d’écume lorsque le vent se lève. La vue depuis notre terrasse à Xiropigado, sur la côte sud du golfe, forme un écran panoramique, que le soleil illumine un matin au lever du soleil, lorsque le hasard me fait me réveiller juste à temps pour capter les premiers rayons orangés.

Après une semaine dans des coins reculés, nous retrouvons l’animation du bord de mer, d’autant qu’Athènes n’est pas trop loin. Au contraire de sa voisine Argos, Nauplie est une ville où il fait bon flâner, entre les maisons de maître des ruelles de la ville basse, en grimpant les marches sur les flancs de la colline au-dessus, le long du port lorsque le soleil retombe derrière les montagnes en face, illuminant une dernière fois le fort vénitien qui garde la ville. On s’attarde devant une mosquée transformée en cinéma, dans une échoppe vendant d’anciennes cartes postales, chez un glacier italien où l’on se croit à Rome, ou encore devant un cocktail ou un jus de fruit frais en regardant les bateaux de pêche agités par la houle. Bien que la ville soit évidemment touristique, elle a su garder son caractère et l’on prend un réel plaisir à traîner en attendant l’heure de dîner. La grimpette vers le sommet de l’Acronauplie permet d’ouvrir l’appétit et de profiter de la vue sur le fort Palamède qui le surplombe, sur la côte opposée et la plage où se bousculent les vacanciers, et bien sûr sur la vieille ville aux toits rouges.
 
 
Dernier arrêt en revenant à Athènes reprendre l’avion pour Paris, le canal de Corinthe dont le franchissement est toujours spectaculaire. La tranchée creusée par une équipe d’ingénieurs hongrois dans les années 1890 est profonde de 60 mètres pour une largeur de 25 mètres (et une longueur de 6 kms). Depuis une des passerelles qui le traverse, l’impression est vertigineuse, le fond bleu du canal encadré par les hautes parois ocres semble si lointain qu’on se demande si ce n’est pas un des accès aux Enfers de M. Hadès. Les téméraires peuvent tenter un saut à l’élastique qui ne doit pas manquer de piment en cet endroit : il faut avoir confiance dans la qualité du caoutchouc utilisé …

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