Vol mouvementé vers le Costa Rica

Samedi 4 février 2017. Nous partons aujourd'hui pour le Costa Rica, par un vol direct Air France, une nouveauté, de Paris CDG à San Jose, capitale du pays. Cartes d'embarquement en poche, places réservées dans le Boeing 777. Et bang, un SMS ce samedi matin nous indique que nous ne pouvons pas prendre ce vol, et nous transfère sur un autre vol, 24 heures plus tard, vers Panama, d’où nous reprendrons un autre avion vers San Jose, arrivée minuit heure locale (7 heures du matin donc pour nos organismes) : gloups ! S'ensuivent de longues discussions avec Air France pour trouver une solution. Impossible de nous remettre sur le vol initial, nous finissons par accepter de partir ce samedi vers Atlanta avec Delta, dans un Boeing bien décati qui semble voler depuis des lustres, d'y passer la nuit, et de reprendre un vol Delta le dimanche matin vers San Jose, arrivée vers 14 heures. Un moindre mal, sans doute.

Atterrissage à Atlanta en fin d'après-midi. La galère continue : il nous faut plus d'une heure pour passer les contrôles d'immigration, malgré notre ESTA en bonne et due forme. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines : arrivés au contrôle des douanes, une formalité habituellement, nous sommes arrêtés et renvoyés vers une nouvelle file d'attente pour faire scanner nos bagages. On nous y demande : "no saucisson ?" (en américain) dans le texte. Il est effectivement interdit d'amener de la viande, sous quelque forme que ce soit, aux USA, et j'ai dans ma valise un saucisson pour amener au propriétaire français d'une de nos chambres d'hôtes. Ils l'ont donc repéré, grâce au scan des bagages en sortie d'avion. Résultat : allégés d'un saucisson, et une heure de plus de perdue ! Et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Ce matin, Air France nous a assurés que nous serions pris en charge à Atlanta, qu'un hôtel nous était réservé, et que nous y serions menés sans délai. Arrivés au guichet Air France, qui s'apprête à fermer, ils tombent des nues : rien ne leur a été (aurait été) signalé, et ils ne mettent pas beaucoup d'entrain à nous aider, pressés qu'ils sont de rentrer chez eux. Agacement, nous voilà à prospecter dans l'aéroport pour repérer un hôtel, y téléphoner pour s'assurer qu'il y a de la place, chercher la navette pour s'y rendre, 2 navettes successives en fait, histoire de faire une visite exhaustive des zones d'activité de l'aéroport, pour arriver enfin, quelque peu fatigués et contrariés, vers 21h à l'hôtel (3h à notre horloge biologique). Heureusement, le vol du lendemain vers San Jose sera sans histoire, et nous voici au Costa Rica, où la navette envoyée par notre location nous attend bien à l'heure dite.

Mais au moins cette éviction nous paiera-t-elle nos prochaines vacances. Puisque la réglementation européenne contraint les compagnies qui "débarquent" des voyageurs à les dédommager. Et dans notre cas, c'est un avoir de 2400 € (3 fois 800 €) qui nous offrira un voyage lointain gratuit l’année prochaine.

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