Un bestiaire au Costa Rica

Le Costa Rica est réputé pour sa biodiversité et donc pour tous les animaux que l'on peut y rencontrer. Voici dons un petit inventaire des bestiaux que nous avons croisés au cours de notre quinzaine.

Mammifères

Pas de jaguar ou de tapir au menu, c'est à vrai dire très rare de les rencontrer. On se contentera donc de singes ou de rongeurs. 
Côté singes, trois espèces ont daigné se montrer : singe araignée ou atèle, singe hurleur ou alouate, et singe capucin ou sajou.
Le singe hurleur a, comme son nom l'indique, une voix qui porte, plusieurs kilomètres, même si ceux que nous avons vus, notamment près du volcan Arenal, ne nous ont pas fait étalage de leurs cordes vocales, telle cette mère expressive et son petit, quelques mètres au-dessus de nos têtes.
Le singe araignée a lui des membres de compétition, en y incluant la queue, et se suspend voluptueusement dans les arbres. Le capucin, plus petit, avec sa tête de moine, montre sa mignonne frimousse entre les feuilles.

singe hurleur
singe araignée

  

paresseux
Rencontre étonnante d'un paresseux près de Tortuguero. Il est installé au sommet d'un grand arbre, sur le rivage, et nous pouvons profiter de ses "gesticulations" du fait de l'absence de feuilles. En fait de gesticulations, c'est un ballet au ralenti qu'il nous offre, que je te bouge la patte avant droite, lentement, que je te ramène la patte arrière gauche, doucement, etc... Mais nous avons de la chance, car cet exercice physique se limite à une heure quotidienne avant que de ... paresser le reste de la journée.


coati
Les autres mammifères entraperçus sont un coati, rencontré au bord d'une piste près de Fortuna. Nous nous arrêtons, l'animal, une sorte de raton laveur, curieux ou plus sûrement gourmand, vient se poster sous la vitre pour quémander ; une voiture arrive en face et nous croise, le chauffeur nous adresse un signe vindicatif, pensant sans doute que nous nourrissons cet animal peu apprécié ici ! Lors d'une balade à Rincon de la Vieja, deux fourmiliers, alias tamanduas : un gros, un peu caché dans la végétation, puis un plus petit me débouche sous le nez, avec sa trompe aspirante (de fourmis) et sa robe beige. Autres rongeurs croisés, un agouti fugace dans la forêt, et quelques gros écureuils, en ville ou dans la forêt.

Oiseaux

Animal emblématique de la région, le toucan se mérite. Nous commençons par entendre son chant caractéristique à Ojochal, mais sans le repérer. A Tortuguero, nous en trouvons deux au sommet d'un arbre, là encore. Un peu lointains certes, mais le bec multicolore est bien présent !

Plus faciles à voir, ce sont les aras. Aras rouges et aras verts. Nous en croisons rapidement deux sur la côte Pacifique au sud de Dominical. Puis le long de la plage du parc de Corcovado, un couple vaque à ses occupations en duo. Ce sont en effet des oiseaux vivant en couple, et qui restent fidèles l'un à l'autre toute leur vie, en venant même à déprimer à la disparition du conjoint (humains, prenez-en de la graine !). Ils volent d'arbre en arbre, se suspendant sous une branche pour jacasser de concert. Nous verrons aussi plus brièvement des aras verts, plus rares.
aras rouges



Autres grands oiseaux aperçus au cours de nos balades sur l'eau à Tortuguero, une foultitude de hérons, ainsi que des anhingas, ces sortes de grands cormorans qui ont la particularité de déployer leurs ailes noires pour les sécher au soleil, oiseaux que nous avions aussi vus l'an passé en Louisiane.
héron 
anhinga


Nous avons aussi rencontré de plus petits oiseaux, des colibris un peu partout, toujours aussi remuants et difficiles à photographier, martins pêcheurs colorés, ou cet oiseau jaune et noir se désaltérant dans la piscine ...
colibri
martin pêcheur
   

Enfin à noter aussi 2 oiseaux plus massifs, ressemblant un peu à des dindes : le grand hocco, et ce gros oiseau un peu bizarre, aperçu en passant en bateau à Tortuguero.
grand hocco
qu'est-ce donc ?


Reptiles et batraciens

Les plus impressionnants des reptiles ? A défaut de tortues, ce sont sûrement les crocodiles. Très nombreux à Tarcoles, sur la côte Pacifique, en dessous d'un pont devenu une attraction touristique, où une quinzaine de ces grosses bestioles, dont les plus longues atteignent bien 4 mètres, attendent une hypothétique pitance, à moins que ce ne soit un voyeur imprudent qui passe par-dessus le parapet. Les caïmans observés à Tortuguero sont plus discrets et restent planqués dans l'eau trouble, ne laissant dépasser à la surface que leurs yeux globuleux.
crocodile à Tarcoles  

Lézard basilic
Côté lézards, la rencontre la plus étonnante a lieu à Tortuguero, dans le petit hôtel (Casa Marbella) où nous logeons 2 jours. Un bel arbre trône au milieu de la terrasse donnant sur le canal. Et voilà que descend tranquillement un gros iguane, lequel se balade entre les tables, nous ignorant poliment, avant de remonter dans son HLM. Un peu plus tard, c'est la femelle qui va elle aussi faire son footing quotidien au milieu des pensionnaires de l'hôtel ébahis. Et il n'y a pas que des iguanes comme sauriens à demeure. Plus tard, c'est lézard basilic, aux impressionnantes crêtes vertes, qui fait une apparition dans le jardin de l'hôtel. Et pour parachever le spectacle, un joli serpent vert vif, sans doute un serpent-liane, nous tombe quasiment dessus depuis le même arbre, avant de se faufiler fissa entre les herbes !


iguane à Tortuguero



Allons voir les voisins batraciens, puisque les grenouilles multicolores font aussi partie du patrimoine naturel costaricien. Elles sont souvent venimeuses, et peuvent avoir des couleurs intenses pour signifier au prédateur potentiel "attention poison" !


Insectes

Je ne traiterai pas ici des moustiques, blattes et autres insectes désagréables à nous autres vacanciers, mais plutôt des papillons, eux aussi fort présents dans le pays. L'on voit un peu partout voleter ces papillons bleus vifs appelés morphos, et devenus un des symboles de la nature du Costa Rica. Et quand l'on visite une ferme de papillons, comme celle de El Castillo, on peut approcher de plus près ces lépidoptères, admirer encore mieux leurs couleurs vives, et s’apercevoir au passage que le morpho susnommé a un côté pile, ce bleu profond, mais aussi un côté face, avec des ailes brunes tachetées en leur extrémité de plusieurs "yeux". Enfin, un autre papillon étonnant dévoile des ailes transparentes, à travers lesquels l'on voit comme dans du verre.
morpho bleu (pile)
morpho bleu (face)








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