Autour des volcans
L'épine dorsale du Costa Rica est constituée d'une cordillère de volcans, dont le plus haut culmine à plus de 3800 mètres au centre du pays. Notre route nous amène à en croiser trois, tous actifs, mais nous en verrons d'autres de plus loin au cours de nos pérégrinations, puisqu'il en existe pas moins de 116 dans le pays.
Première étape au volcan Rincon de la Vieja, dans le nord, non loin du Nicaragua. Notre hébergement est une finca, une plantation de cacao, dans la forêt tropicale au pied du volcan. En fait de volcan, nous n'en verrons jamais le sommet, puisque nous serons enveloppés de nuages durant l'essentiel de nos 2 jours sur place. Les nuages en provenance des Caraïbes s'accumulent en fait sur le versant est - où nous résidons - tandis que l'autre côté, vers le Pacifique, est presque toujours bien dégagé. Le contraste est saisissant, du point de vue de la végétation notamment, entre les deux, et la mauvaise piste que nous empruntons pour fuir les nuages et retrouver le soleil change brusquement d'aspect, passant d'une forêt touffue et verte à des broussailles et une sorte de savane sèche. L'entrée du parc se situe côté sec, et il fait bien chaud déjà au départ de la balade. L'accès au cratère est fermé depuis quelque temps déjà, nous nous rabattons donc sur une balade de 4 heures qui nous mène à une belle cascade aux eaux bleu turquoise, traversant la forêt, la savane sèche, puis basculant par un sentier abrupt vers le réceptacle de la cascade. L'eau est fraîche, mais les randonneurs de toutes nationalités s'y baignent pour se rafraîchir.
Deuxième arrêt au volcan Arenal. Sis au bord d'un lac, c'est le plus connu du pays, d'abord par sa forme impeccablement conique, qui illustre le moindre catalogue consacré au Costa Rica, ensuite par ce que c'est le volcan le plus actif, dont la dernière éruption commença en 1968, tuant 87 personnes et ensevelissant 3 villages, pour ne se terminer qu'en 2010. Notre gîte offre une vue imprenable sur le volcan et le lac à son pied, mais nous ne verrons le sommet dégagé que le dernier jour, quand les nuages daigneront se déchirer, et que le cône semble dégager une nuée, en fait encore un dernier nuage. Nos balades aux environs nous amènent dans le parc en-dessous, puisque le sommet n'est là non plus pas accessible, et où il convient de se garer dans le bon sens pour repartir fissa en cas d'éruption (!), ou encore dans une des nombreuses sources thermales des environs, devenues un business lucratif, et permettant aux nombreux touristes de profiter d'une eau sortant entre de la montagne entre 38 et 41°C.

Dernier stop le dernier jour pour monter au volcan Poàs. Nous avons de la chance, car ce volcan-là est accessible (en voiture, tant pis pour la marche, si ce n'est un quart d'heure pour rejoindre le bord du cratère), et il est bien dégagé ce matin-là, avant 10 heures en tout. Une bonne grimpette nous mène donc à travers les plantations de café jusqu'à 2700 mètres d'altitude, où la vue depuis la plateforme est spectaculaire : le cratère en contrebas, sa couleur bleu pâle (et son eau très acide, pH < 1), les coulées de lave à gauche, une vue panoramique sur les vallées de part et d'autre. Une petite balade nous amène à un autre cratère, plus ancien, lui aussi rempli d'eau et enfoui dans la végétation. L'endroit est très fréquenté, notamment par les locaux, car il est proche de la capitale, et accessible sans grand effort.




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