Dans la campagne costaricienne
Premier stop costaricien à Alajuela, non loin de la capitale San Jose, dans la vallée centrale qui rassemble l'essentiel de la population du pays. Il s'agirait d'une des "villes" principales de ladite vallée, mais en fait de ville, l'atmosphère est presque celle d'un village, un curieux mélange aussi avec la culture nord-américaine, comme en témoignent le "Walmart" devant lequel l'on passe, ou encore le plan en damier du centre ville, avec avenues et rues numérotées comme aux US. Le centre s'articule autour de l'église de style colonial, et du Parque Central, lieu de rendez-vous des habitants. En ce dimanche, ceux-ci sont nombreux à discuter ou à déguster une glace sous les hauts palmiers ; un orchestre se met à jouer de la musique, style merengue ou salsa. Et sur la piste de danse en béton, les couples commencent à tourner, complétant l'ambiance villageoise. La plupart des magasins sont ouverts ce dimanche après-midi, une habituelle visite à un supermarché, toujours intéressant pour y jauger la vie quotidienne, nous montre les priorités alimentaires des habitants : riz dans des sacs de toutes tailles, haricots noirs itou, fruits tropicaux, et sodas colorés remplissent les rayons. Nous rejoignons notre voiture, laissée dans un parking entouré de grilles métalliques et bien gardé, il y a donc une délinquance possible, qui a l'air pourtant bien improbable si l'on considère l'apparente tranquillité des lieux.

Plus au nord, nous avons quitté le dense centre du pays pour nous retrouver dans la "vraie" campagne, en nous rendant vers Rincon de la Vieja dans le nord. Nous nous arrêtons pour pique-niquer et faire quelques courses dans un gros bourg, Guayabo. Des tables en béton, abritées du soleil, longent la rue principale, pratique pour déjeuner, au milieu de la population. Une petite boulangerie nous permet d'acheter quelques excellents gâteaux, le supermarché local offre les mêmes aliments qu'un peu partout, et le bar au bout du village a un petit air western, endormi qu'il est en ce début d'après-midi, la barmaid maquillée regarde distraitement une télé-réalité colombienne sur l'écran TV au-dessus de la salle, vide à l'heure de la sieste.
Plus tard, en quittant le nord du pays, un arrêt à Cañas. C'est une ville plus grande, sur la voie rapide (2x2 voies, rare au Costa Rica), et qui grouille de vie, en une matinée de semaine il est vrai. Commerces partout, circulation automobile active, passants nombreux. Ce qui motive notre arrêt est pourtant l'église annoncée comme intéressante de par son style art déco. Effectivement, elle est jolie et originale, avec ses petits carreaux bleus et son clocher décalé, dommage que l'entretien laisse à désirer, et que lesdits carreaux se détachent par plaques entières. Nous impressionne aussi le réseau électrique : un entremêlement de fils électriques fleurit autour de chaque poteau, on se demande bien comment tout cela peut fonctionner, notamment lors des orages, parfois violents ici (et comment intervienne les réparateurs le cas échéant !), bien que cela ne soit pas différent dans nombre d'autres pays tropicaux.


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