Chaud Pacifique
Me suis-je déjà baigné dans une eau aussi chaude que celle du Pacifique, sur la côte sud du Costa Rica ? Sans doute pas, la température dépasse allègrement les 30°C, au point que cela devient à peine rafraîchissant de faire trempette. D'autant que les grosses vagues empêchent d'aller tâter l'eau un peu plus loin et obligent à rester près du rivage. Et ce n'est pas la piscine de notre résidence, où le thermomètre monte joyeusement à 34°C, qui va changer la donne. Mais rassurez-vous, nous ne nous plaignons pas, se baigner ainsi reste un plaisir, surtout pendant que des températures négatives sévissent à Paris.
Nous voici donc du côté océan Pacifique, après 1 semaine montagneuse et plutôt nuageuse. La température, de l'air comme de l'eau, a dépassé la barre des 30 degrés, cela fait du bien. L'endroit où nous logeons, la Phidjie Lodge, tenue par un couple de Français, est un havre de paix dans le petit bourg d'Ojochal, non loin de la mer. Un confortable bungalow en bois noyé dans une végétation luxuriante, une jolie piscine autour de laquelle l'on peut se reposer, déjeuner ou dîner, tout cela incite au farniente. A quelques kilomètres, la mer invite à venir s'y balader, à condition d'éviter les heures les plus chaudes. Dimanche matin, un tour vers la Playa Ballena, investie par des familles costariciennes qui viennent y pique-niquer et s'y baigner, belle et longue plage de sable longée par les rituels cocotiers, qui se termine en pointe rocheuse ayant la forme d'une queue de baleine, d'où le nom. Le soir venu, c'est à la Playa Tortuga que nous allons voir un soleil rougeoyant se coucher, là encore sous les yeux de locaux, les enfants jouant sur des arbres morts, comme autant de carcasses de bateau échouées sur la plage.

Le lendemain, nous nous levons tôt pour aller passer la journée encore plus au sud, vers le parc national du Corcovado. Difficilement accessible par la terre, nous nous y rendons en bateau : 2 heures sur un gros hors-bord, tout d'abord en suivant une rivière jusqu'à la mer, en passant par de la mangrove, puis en longeant la côte jusqu'au début du parc. Au passage, une expérience intéressante : il y a là aussi de grosses vagues et le franchissement de la barre est assez sportif. Le pilote attend plusieurs minutes l'instant où les vagues vont s'atténuer, choisit l'endroit le plus favorable, et met les gaz à fond pour passer :
le moteur rugit, ça tape dur, on est secoué, mais ça passe ! Notre point d'arrivée est simple, pas d'embarcadère, on descend du bateau, bringuebalé par les vagues, avec de l'eau jusqu'aux cuisses. Quelques installations en bois, au bord de la plage, abrite des gardes du parc, et permettent de déjeuner en toute tranquillité. Deux ou trois petits groupes, aussi arrivés en bateau, sont déjà là, et reviennent d'un tour en forêt. C'est à nous d'aller nous balader avec notre guide, et de guetter les bruits des animaux : singes araignées, grenouilles venimeuses, aras rouges, agouti, mais j'y reviendrai. L'après-midi, une autre balade nous emmène jusqu'à une petite cascade, où se tremper dans l'eau claire est un vrai bonheur, car il fait toujours aussi chaud. Il fait bon après cette longue journée de se poser au bord de la piscine, puis d'aller dîner dans un excellent restaurant (français !), le Citrus, non loin de notre lodge.





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