V'là Villard, la vallée pas vilaine
Après notre grand tour du sud Vercors, nous allons voir à quoi ressemble le nord du massif. La différence est assez radicale : après les grands espaces, peu urbanisés, peu fréquentés, nous voici dans une géographie où de petites vallées créent un relief plus tourmenté, où les villes accumulent commerces et lieux de rassemblement, où les visiteurs sont plus nombreux. Nous avons bien fait de choisir la partie drômoise comme destination principale. Venant du sud, nous avons un peu de temps en milieu d'après-midi pour une petite marche de découverte. Depuis les Clots, le Vallon de la Fauge semble un bon choix, qui s'avère assez décevant : marche dans un sous-bois un peu sombre et assez détrempé, cascade asthmatique, petit pont en béton, point de vue sur la vallée qui n'offre aucune vue, bof, bof ... Mais l'éperon rocher qui nous domine semble plus attractif, ce sera pour demain.
Nous nous arrêtons dans le gros bourg de Villard-de-Lans pour notre traditionnelle escale de "désaltération". Vivante et pourtant nous ne sommes guère emballés, habitués que nous sommes aux havres de paix plus au sud. Nous sortons du centre pour trouver une bonne Brasserie du Vercors, avec sa propre bière, dans laquelle le patron enjoué me défie au ping-pong, où je me trouve bien emprunté avec une raquette pourrie. Le soir venu, un fort bon resto (La Vieille Forge) nous réconcilie avec Villard, à grand coups de ris de veau et de vins de cru. Quand à la nuit, nous la passons dans un mignon chalet de bois, aménagé en maison d'hôtes (La Verturine), sur les hauteurs du Bois Barbu.
Le lendemain, nous avons prévu de monter en télécabine jusqu'au lac de montagne voisin de la Grande Moucherolle, et d'en faire le tour, pour une rasade de grand air en altitude à plus de 2000 mètres. Le temps s'annonce radieux, mais quand nous arrivons au départ de la Cote 2000, les cabines se balancent tranquillement sur leur câble : on nous annonce que si le vent en bas reste raisonnable, il souffle fort sur le sommet, et que les télécabines sont arrêtées jusqu'à nouvel ordre. Après vérification, la météo prévoit le même zef toute la journée, et nous changeons notre fusil d'épaule. La barrière rocheuse nous faisait de l’œil la veille, nous décidons donc d'y déplacer notre balade du matin. Nous montons dans la forêt jusqu'à l'abri de Font Froide, puis poursuivons en-dessous de la bien-nommée Crête des Crocs, à mi-pente entre les crocs et la vallée. Très beau Sentier Gobert, échappées vers le vert d'en-bas et ouvertures vers les gris d'en-haut, qui nous console de notre lac montagnard manqué.
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