Ronsard sur Loir
Week-end pascal dans le Loir-et-Cher, pour finir de vider la maison des beaux-parents qui vient d'être vendue à Pezou, non loin de Vendôme. Comme il fait beau, nous pouvons même déjeuner sur la pelouse (l'intérieur de la maison est vide) et procéder dans le jardin à la rituelle chasse aux œufs de Pâques.
Le lendemain, nous parcourons la Vallée du Loir sous le soleil, pour trois arrêts à Lavardin, Trôo et La Possonnière. Lavardin d'abord, encore une étiquette de "plus beau village de France". Il ne brille pourtant pas de mille feux, comme beaucoup d'autres, et reste modeste, dominé par son château en ruine sur un promontoire, pas visitable, et les pieds dans l'eau du Loir, avec son pont ancien en plein travaux et un lavoir ouvrant sur les eaux ombragées de la rivière. Au moins échappe-t-on ici aux échoppes à touristes.
Un peu plus loin, Trôo est la cité troglodytique de la région par excellence. La pente du coteau est percée d'habitations creusées dans la roche, et la pente à gravir est raide avec moult escaliers. Nous passons devant quelques habitations, rentrant même dans l'une d'entre elles par erreur, en ratant un virage, et étant gentiment conviés à jeter un œil aux fraiches caves. Nous arrivons en haut à la Collégiale Saint-Martin, puis à la butte, alias motte castrale, qui la domine, et offre une belle vue sur le Loir en-dessous et la campagne environnante. La balade dans le vieux village, encore ceint de quelques vieilles murailles, nous fait passer devant le "Puits qui Parle". Nous y parlons bien sûr nous aussi, dans le trou béant profond de 45 mètres, et une voix caverneuse nous "répond" bien distinctement ! Pique-nique au soleil, profitant de l'épicerie de l'Auberge Sainte-Catherine, qui propose de bons produits locaux, fromage, rillettes de poisson, comme pitance pascale.
Dernier arrêt au Manoir de la Possonnière, où naquit Pierre de Ronsard en 1524 (Mignonne, allons voir si la rose est éclose ...). Un bel endroit, un peu au-dessus de Couture-sur-Loir, qui allie un manoir de style Renaissance, un parc arboré et des pièces troglodytiques là aussi. Le parc doit être splendide en pleine floraison, avec profusion de rosiers et un labyrinthe, mais il est encore un peu tôt dans la saison pour pleinement en profiter. L'élégant manoir n'est pas meublé, mais conservent sur ses murs les blasons peints de ses illustres propriétaires. A l'étage, une intéressante exposition retrace la vie de Ronsard au travers de quelques extraits de ses poésies et de leur lien avec leur auteur. Enfin, la partie la plus originale est sans doute l'enfilade des communs creusés dans le calcaire, une cuisine, une cave à vin, une boulangerie, où habitaient ses premiers habitants.
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