Autour du lac d'Enghien (95)
Une belle journée qui se profile ce mercredi, quel coin de la région francilienne pourrais-je viser pour profiter du soleil et d'un ciel uniformément bleu ? De préférence une destination aisément accessible grâce à mon pass Navigo, alors un coup de RER E jusqu'à la Gare du Nord, enchaîné à du Transilien, et me voilà à Enghien-les-Bains. la seule station thermale d'Ile-de-France, avec aussi son principal casino, deux caractéristiques particulières de cette petite commune au nord de la capitale. Bon, je ne viens pas pour jouer au casino, ni pour me faire masser, mais plutôt pour me balader dans cette ville rupine de 12.000 habitants privilégiés. Je commence par un tour du lac, le long duquel ont poussé des villas chics aux styles variés, du chalet suisse au petit château néo-gothique, en passant par le cottage à pans de bois ou la chaumière. Les ouvertures sur le lac sont rares, ses rives étant privatisées par les riches propriétaires. Au moins peut-on apprécier au fil des rues quelques demeures remarquables, tel ce Château Ecossais néo-féodal avec tourelles à meurtrières ou ses deux voisines néo-classiques, conçues par l'architecte Pasquier pour le maire de l'époque Jules Robin, incluses désormais dans l'espace d'un lycée : après, on aime le style, ou pas. Autre type non loin de là, la villa "Mon Rêve" avec sa façade polychrome d'inspiration byzantine. Les trois kilomètres autour du lac permettent quand même de s'en approcher ici et là, par exemple dans le jardin de la Villa du Lac propriété communale, ou encore plus loin dans la Presqu'île aux Fleurs, en face de l'île aux Cygnes. Le tour s'achève par la promenade Eric Tabarly, d'où l'on peut voir le blanc casino, curieusement engoncé dans une verrière, non sans être passé devant le massif établissement thermal.
Après un déjeuner sur le pouce avalé en profitant du soleil sur un banc du Jardin des Roses, face au lac, je quitte sa rive pour continuer mon tour dans la ville. Les maisons sont moins rutilantes quand on s'éloigne du bord de l'eau, mais restent intéressantes, avec des hauts reliefs ou des céramiques pour décorer les façades de meulière, rue de la Barre ou rue Robin. Revenant vers le centre, l'on passe devant l'étonnant Palais Condé, immeuble de 1911 aux styles mélangés, et aux statues en gardant l'entrée. Plus loin, près de la gare se trouve la modeste maison où vécut la plus connue des enghiennoises, j'ai nommé Mistinguett alias Jeanne Marie Bourgeois, disparue en 1956 et enterrée à Enghien.
Dernier tour dans le centre de la ville, vers l'Eglise Saint-Joseph, de style romano-byzantin, aux faux airs de Sacré Cœur avec son clocher et ses deux clochetons de chaque côté. Ou encore l'Hôtel de Ville et ses extensions, flanqué d'un joli jardin public pour faire une pause. Il est temps de rentrer, toujours par ce temps printanier, me disant que Enghien, ville assez récente, vaut davantage par son décor lacustre et ses belles demeures, que par son histoire et son centre ville.
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