Japon, voyage photo, première ...
C'est une première, après des années à parcourir le monde, en solo, en famille, quelques fois en groupe (randonnée), je tente d'allier mon hobby, la photographie, et le voyage, en m'inscrivant à un voyage photo. Après avoir longuement hésité, je me décide finalement pour le Japon, destination à la mode, culture qui m'intrigue, et ce en hiver, histoire d'avoir une vue inhabituelle du pays, et d'éviter un peu le flot touristique.
Me voici dans un groupe de 9 personnes. Comme d'habitude, au début, l'on se jauge (pour ne pas dire on se renifle), on se regarde du coin de l’œil, on attend que les caractères se dévoilent et les personnalités s'expriment. Au bout de 24 heures, les jeux sont faits, et l'on a vite repéré les sympas et les boulets, les cool et les bolosses. Je dois avouer que le groupe est, disons spécial, assez différent de ce que j'ai expérimenté par le passé côté rando. Des gens très agréables, avec qui je passerai heureusement l'essentiel de la quinzaine, et un lot inhabituellement nombreux de pénibles. Je leur trouve vite un sobriquet, un totem à la mode scout pour les anciens. Il y a "Radin Obsédé", qui affiche sa morgue quand rien ne va comme il voudrait, "Brute Égocentrée", l'éléphant dans un magasin de porcelaine qui ne parle que de lui, et puis les deux "Mamies Revêches", plutôt gentilles, mais qui ne cessent de râler quand tout ne va pas dans le bon sens. Sans oublier le chef-pilote de l'expédition, "Bavard Paniqué", un bon fond, mais qui ne cesse de se stresser, et de stresser les autres, notamment quand le groupe à animer se déplace, ainsi que de digresser en étalant ses histoires plus ou moins passionnantes en long et en large. Dommage de ne pas avoir plus fait partager ses réelles compétences photo. Est-ce dû à ce stress ou à l'ambiance parfois pesante, ce voyage va aussi battre un record d'objets et de sacs oubliés, dans un train, un métro, un bus, retrouvés ensuite ou pas !
Le voyage se déroule à peu près comme prévu. Moi qui ai l'habitude de prendre mon temps, de faire mes photos tout seul, je me trouve un peu surpris par la folie "cliqueuse" qui s'empare du groupe dès que les fauves sont lâchés. Ça mitraille dans tous les sens, les déclencheurs sont chauffés au rouge, une armée d'objectifs dardent la moindre personne qui ose passer dans les parages. Moi qui ai toujours eu du mal à prendre des personnes en photo sous leur nez, je suis dépassé. Tout en reconnaissant que c'est ainsi, avec du culot, de l'audace, un rien de sans-gêne, que l'on fait les bons shootings. A l'arrivée, je fais figure d'amateur avec mes quelque mille photos prises en 15 jours, ce qui constitue pourtant mon record, tandis que mes compagnons atteignent allègrement les 5000, voire les 10.000 clichés.
Le soir est parfois l'occasion de séances de débriefing, souvent intéressantes. Sujet libre ou thème imposé, chacun propose ses essais, ses créations même pour les plus douées. Le niveau est hétérogène. Il y a des semi-pros, avec un vrai regard de photographe, dont les images percutent tout de suite, et au contact desquels on apprend aussi. Et les autres, dont je fais partie, qui peinent souvent à trouver l'angle original ou l'idée qui frappe. Au moins aurai-je, peut-être, retenu quelques trucs, avec l'espoir d'être un peu meilleur dans l'avenir. Je me rends compte aussi que, même si j'aime faire de la photo, voir le monde essentiellement à travers l'objectif et le miroir d'un reflex ne correspond pas tout à fait à mon idée du voyage. Même si c'est ainsi que l'on fait de la photo ambitieuse, niveau que je ne pourrais sans doute jamais atteindre.
N'empêche que je me suis bien amusé à faire quelques essais, notamment au travers des figures imposés, dont je vous livre ci-dessous ma modeste production.
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