Quand Amélie tempête en Charente

Pour notre nouveau séjour à La Rochelle en ce long week-end de Toussaint, nous sommes gâtés. Nous avons choisi pile poil la période durant laquelle une tempête venue de l'ouest s'abat sur la côte atlantique française. Cinq jours de pluie intermittente qui fouette les fenêtres de l'appartement, ou nos visages lorsque nous avons la prétention de faire une sortie. Et aussi, surtout, plusieurs jours de vents violents, avec des pointes à 120 km/h, faisant valser les barrières du chantier voisin, ébranchant les arbres les plus fragiles, agitant une mer tirant entre le marronnasse et le gris métallique. Si les bateaux restent sagement au port, quelques véliplanchistes expérimentés en profitent pour filer grand train devant le Vieux Port de la ville, déserté par les navires habituels, et offrant donc un beau plan d'eau pour fendre tranquille l'écume.


Tout cela ne nous empêche pas de braver les éléments, profitant d'un rayon de soleil ou d'une brève accalmie pour aller humer l'air marin ou découvrir un quartier encore méconnu de la ville. Le port des Minimes est bien calme, et sa digue battue par le vent, de laquelle on pourrait presque décoller en courant le vent dans le dos, offre l'habituelle, et toujours gratifiante, vue sur les 2 tours encadrant l'entrée du port, la Tour de la Chaîne et la Tour Saint-Nicolas

Fuyant le vent, soûlant à la longue, nous découvrons un quartier au nord de la ville, celui des Cordeliers, avec des restes des fortifications, l'alignement traditionnel des maisons blanches en pierre, vieilles de quelques siècles, un jardin botanique caché dans une petite rue, jusqu'à la place du Marché Couvert, joliment constellée de parapluies roses (quelque peu chahutés par les intempéries) pour marquer Octobre Rose et la lutte contre le cancer du sein.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque